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Cinq ans après le premier confinement, la pandémie de COVID-19 continue d’affecter la santé mentale des jeunes, laissant des séquelles profondes. Les experts notent une augmentation inquiétante des troubles alimentaires, des dépressions et des angoisses chez les enfants et les adolescents.
Des conséquences durables sur la santé mentale
Les restrictions sanitaires ont particulièrement impacté les enfants et les adolescents, qui souffrent encore des conséquences de cette période. Christine Freitag, membre du conseil de la Société Allemande de Psychiatrie, de Psychosomatique et de Psychothérapie de l’Enfant et de l’Adolescent (DGKJP), souligne que les troubles les plus fréquents observés sont les troubles alimentaires, les dépressions et les troubles d’anxiété.
Augmentation des troubles alimentaires
Parmi ces troubles, l’anorexie, connue sous le nom médical de *anorexia nervosa*, représente un danger sérieux. Les établissements de santé ont constaté une hausse significative des admissions hospitalières, en particulier chez les jeunes de 9 à 19 ans. Selon Beate Herpertz-Dahlmann, chercheuse spécialisée, les admissions d’enfants de 9 à 14 ans ont augmenté de 42 % en 2023 par rapport à 2019, tandis que celles des adolescents de 15 à 19 ans ont crû de 25 %.

Symptômes et prise en charge
Les symptômes de l’anorexie incluent une perte de poids extrême, des douleurs abdominales et des changements hormonaux, pouvant entraîner des complications sévères comme l’ostéoporose et la défaillance organique. La prise en charge précoce est essentielle : il est crucial que les parents soient attentifs aux modifications alimentaires de leurs enfants, notamment un passage brusque à des régimes restrictifs.
Facteurs aggravants pour les jeunes
Les jeunes ont été particulièrement touchés par l’isolement social généré par la pandémie. Selon les experts, les enfants ont souffert d’un isolement plus marqué que les adolescents, se retrouvant souvent éloignés de l’école et des activités sportives. De plus, la pression sociale exacerbée par les réseaux sociaux a mené à la confrontation avec des idéaux de beauté peu réalistes.
La dépression et l’anxiété en hausse
Les études montrent que 5 à 7 % des enfants et des adolescents sont touchés par des troubles d’anxiété, un chiffre qui demeure plus élevé qu’avant la pandémie. Les peurs de séparation et les préoccupations excessives pour la sécurité des parents sont particulièrement fréquentes. Les phobies sociales se sont également intensifiées chez ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’interagir avec leurs pairs durant les confinements.
Le retour à la normale et les défis à relever
Bien que certains symptômes dépressifs semblent diminuer avec la réouverture des écoles et des activités, les impacts psychologiques restent préoccupants. Il est recommandé d’encourager les interactions sociales et l’activité physique tout en limitant l’exposition aux médias. Les efforts pour aider les jeunes à retrouver un équilibre émotionnel sont essentiels pour leur avenir.
Témoignage d’Anna
Anna, qui a souffert d’anorexie, a retrouvé un poids normal après un parcours difficile. Selon sa mère, bien qu’elle mange à nouveau de manière équilibrée, l’alimentation reste un sujet délicat. Des consultations régulières avec un médecin et un suivi psychologique sont en place pour l’aider à éviter un éventuel retour à la maladie.