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Les troubles du sommeil pendant la périménopause sont une préoccupation majeure pour de nombreuses femmes. La médecin spécialiste Sabine Miltenberger explique comment les hormones influencent le sommeil et quelles thérapies peuvent apporter du soulagement.
Les effets des troubles du sommeil
Les difficultés à s’endormir et à rester endormi, souvent accompagnées d’une absence de phases de sommeil profond, peuvent gravement perturber les femmes en périménopause. Ces troubles peuvent être aggravés par des sueurs nocturnes, et le manque de sommeil durable peut entraîner diverses répercussions physiques et psychologiques dans la vie quotidienne. Parmi les conséquences possibles, on observe une lenteur du métabolisme, des problèmes de mémoire au travail, une irritabilité accrue et des épisodes de somnolence diurne. De plus, les troubles préexistants, tels que certaines pathologies psychiatriques, peuvent se réactiver, tandis que de nouvelles affections, comme la fatigue ou des troubles dépressifs, peuvent survenir.
À propos de Sabine Miltenberger

Dr. Sabine Miltenberger est une gynécologue expérimentée qui a étudié la médecine à l’Université Julius-Maximilians de Wurtzbourg entre 1993 et 2000. Après avoir obtenu son diplôme en 2000, elle a débuté sa carrière dans une clinique privée à Munich. Elle a fondé sa propre pratique en 2010 et est reconnue pour son expertise dans le domaine de la santé des femmes.
Les troubles du sommeil comme premier signe de la périménopause
Déjà deux à trois ans avant l’apparition de la véritable ménopause, un sommeil altéré peut signaler cette phase de la vie d’une femme. Selon les symptômes tels que la prise ou la perte de poids, les sueurs nocturnes, et les irrégularités du cycle, des analyses hormonales sont souvent effectuées pour évaluer l’activité hormonale de la patiente. Il est important de noter qu’un bilan hormonal représente une photographie à un instant T et peut être sujet à changement. Les femmes sont encouragées à revenir consulter si leurs symptômes s’aggravent.
Ces troubles du sommeil coïncident souvent avec d’autres défis de la vie, tels que l’adolescence des enfants, la dégradation de la santé des parents ou des changements professionnels. Tout cela peut entraîner des nuits sans sommeil, aggravées par la diminution de l’activité hormonale dans le cerveau et le vieillissement général de l’organisme.
Les hormones comme cause des troubles
Les troubles du sommeil peuvent également découler d’une insuffisance en œstrogènes et en progestérone, surtout dans la seconde moitié du cycle. Une règle générale suggère que si les sueurs nocturnes sont un facteur contribuant à l’insomnie, un manque d’œstrogènes est souvent impliqué. Si les difficultés résident plutôt dans la profondeur du sommeil ou l’incapacité à se détendre, un déficit en progestérone pourrait être suspecté. Les modifications hormonales peuvent également réduire la résilience au stress en accroissant la sensibilité aux hormones du stress.
Options thérapeutiques : des hormones à la méditation
Il existe de nombreuses options de traitement : des remèdes homéopathiques et phytothérapeutiques (comme le Cimicifuga, l’alchémille ou le Chaste Tree) aux acides aminés (comme le tryptophane) et aux précurseurs hormonaux (tels que le pregnenolone), ainsi que les thérapies hormonales bioidentiques (progestérone et estradiol). Certaines femmes bénéficient également de la prise de pilules contenant uniquement des hormones progestatives.
Des médicaments classiques pour le sommeil peuvent être prescrits temporairement pour aider à rétablir un rythme de sommeil sain, mais cela reste généralement une solution à court terme. Des approches non médicamenteuses, telles que la méditation, l’exercice régulier, des repas légers avant le coucher, et l’abstinence d’alcool peuvent également contribuer à une bonne hygiène du sommeil.
Il est également crucial d’examiner la qualité de l’environnement de sommeil : le lit est-il adapté aux besoins physiques changeants ? Un partenaire ronfle-t-il, perturbant ainsi le sommeil ?
L’importance d’un sommeil réparateur
Améliorer la qualité du sommeil durant la périménopause est essentiel pour maintenir un équilibre hormonal, même si un traitement médical est nécessaire. En effet, le manque de sommeil est reconnu comme une méthode de torture par la Charte des Nations Unies et doit être pris au sérieux par les médecins traitants, qui doivent, si possible, aborder les causes sous-jacentes de ces troubles.