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    Turquie prévoit d’acheter des centaines d’avions américains à Trump

    Turquie, États-Unis

    Selon des sources citées par l’agence Bloomberg, la Turquie envisage d’acquérir des centaines d’avions commerciaux Boeing ainsi que des chasseurs produits par Lockheed Martin, tout en cherchant à conclure des accords de production locale d’une valeur supérieure à 10 milliards de dollars. Ces transactions seraient soumises à l’approbation du président américain Donald Trump. Les discussions interviennent à l’approche d’une rencontre prévue entre Recep Tayyip Erdoğan et Donald Trump à la Maison-Blanche le 25 septembre. Ce dossier reflète la volonté d’Ankara de renforcer ses capacités aériennes et industrielles via des achats et des coopérations transatlantiques.

    Détails des négociations

    Bloomberg indique que les accords potentiels couvriraient à la fois des achats directs et des programmes de production locaux. Ankara vise notamment des commandes massives de Boeing et des acquisitions de chasseurs F-16, tout en relançant les discussions autour des F-35. Les responsables turcs espèrent que l’administration américaine lèvera certaines restrictions imposées après des frictions antérieures. L’issue des négociations dépendra en grande partie de la décision de Washington.

    • Achat de centaines d’avions commerciaux Boeing.
    • Acquisition de chasseurs Lockheed Martin (F-16 et discussions sur les F-35).
    • Accords de production locale estimés à plus de 10 milliards de dollars.

    Visuel

    Patrouille aérienne turque et F-16 en vol

    Une formation de F-16 turcs lors d’une démonstration aérienne (Getty Images). Cette image illustre l’importance des avions de combat dans la stratégie de défense d’Ankara.

    Répercussions pour l’industrie aéronautique turque

    Les sources indiquent qu’une ouverture américaine pourrait conduire à la reprise de la participation de plusieurs entreprises turques dans la chaîne d’approvisionnement des F-35. Avant la rupture, une dizaine d’entreprises turques devaient produire des pièces du programme, pour un montant estimé à 12 milliards de dollars. Parmi elles figure la fabrication du fuselage central par les industries aérospatiales turques, un élément clé pour le secteur national.

    La réintégration de fournisseurs turcs permettrait également de soutenir la montée en puissance de l’industrie de défense locale. Certaines sociétés d’électronique turques pourraient poursuivre la fourniture de solutions logicielles, tandis que d’autres aideraient à contourner des normes réglementaires strictes de l’Union européenne concernant certains matériaux chimiques.

    Contexte et antécédents

    En 2019, Ankara a provoqué une rupture avec Washington en acquérant le système de défense russe S-400, ce qui a entraîné l’annulation par les États-Unis d’une vente de F-35 à la Turquie et l’exclusion d’Ankara du programme de production conjointe. Face à cette situation, la Turquie a finalement accepté d’acheter des F-16 pour maintenir ses capacités aériennes opérationnelles.

    Cependant, Bloomberg rapporte que la Turquie n’a pas renoncé aux systèmes S-400 et espère toujours que l’administration Trump autorisera l’achat de 40 exemplaires du F-35A fabriqués par Lockheed Martin. Ce dossier reste l’un des points sensibles entre Ankara et Washington.

    Demandes spécifiques d’Ankara

    Les autorités turques chercheraient des autorisations et des livraisons couvrant plusieurs catégories de matériels et de services. Au-delà des avions, Ankara vise des pièces, des munitions et des moyens de maintenance indispensables pour moderniser sa flotte.

    • Demande d’achat de 40 F-35A si l’autorisation américaine est accordée.
    • Acquisition d’une quarantaine de F-16 « Viper » de dernière génération.
    • Commandes de centaines de bombes, de missiles et de moteurs de rechange.
    • Autorisation pour obtenir et assembler des moteurs usagés destinés aux avions de combat nationaux (dont le chasseur double-moteur Kaan) et aux avions d’entraînement Hurjet.

    Enjeux géopolitiques et militaires

    La concrétisation de ces accords aurait des implications stratégiques et industrielles importantes. Pour la Turquie, il s’agit de diversifier ses approvisionnements, d’accroître son autonomie industrielle et de moderniser sa flotte qui compte environ 240 F-16, la deuxième plus grande flotte au monde après celle des États-Unis.

    Pour les États-Unis, la décision d’autoriser ou non ces ventes et coopérations industrielles influencera les relations bilatérales et la dynamique au sein de l’Otan. Le dossier reste sensible, mêlant considérations de sécurité, pressions politiques et intérêts économiques.

    source:https://www.aljazeera.net/ebusiness/2025/9/23/%d8%aa%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%a7-%d8%a3%d8%b1%d8%af%d9%88%d8%ba%d8%a7%d9%86-%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d9%85%d8%a8-%d8%a3%d9%85%d9%8a%d8%b1%d9%83%d8%a7

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