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Un professeur d’EPS est jugé à Thonon-les-Bains pour homicide involontaire après le décès d’un collégien de 12 ans survenu en 2020 lors d’un cours de sport. L’audience, ouverte le mardi 25 novembre, se tient devant le tribunal correctionnel et la décision est attendue le 27 janvier. Baptiste, atteint d’hypertrophie du myocarde, avait un certificat d’inaptitude mais a participé à la séance lorsque le malaise est intervenu.
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À Thonon-les-Bains, un professeur d’EPS jugé pour homicide involontaire
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Le professeur, âgé de 58 ans, est poursuivi pour homicide involontaire après le décès de Baptiste, évacué vers Genève où il est décédé le 3 décembre 2020. Baptiste était inscrit au collège François-Mugnier de Bons-en-Chablais et avait une dispense médicale, mais il a pris part à une course lors d’un exercice d’endurance. Le parquet a ouvert une information et le mis en examen a été placé sous contrôle judiciaire. D’autres personnels du collège avaient été impliqués par le passé, mais ont obtenu des non-lieux confirmés par la Cour de cassation.
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Le cadre du procès et les témoignages
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Des échanges et des témoignages ont été évoqués, notamment sur la gestion des dispenses médicales et l’accès au logiciel Pronote. L’enseignant a déclaré qu’il avait été informé « entre deux portes » par l’élève qu’il avait un problème cardiaque et il a affirmé avoir ignoré l’existence d’une dispense.
« Pourquoi n’avoir pas vérifié auprès des parents ou du CPE ? C’est cela qu’on vous reproche », a interrogé le président du tribunal.
Il a aussi évoqué des difficultés liées à Pronote, affirmant :
« Je l’admets et je le regrette sincèrement »,
puis a ajouté que la responsabilité pédagogique était au cœur du drame.
« La communauté éducative aujourd’hui n’est pas là », a déploré le professeur, qui a expliqué avoir été muté et ne plus travailler avec des enfants.
L’avocat des familles a rappelé que « C’est toute la chaîne de responsabilité au sein de cet établissement scolaire qui a failli », et que « Après cette audience-là, viendra le temps de la responsabilité administrative contre l’Éducation nationale ». Les parents de Baptiste ont déclaré que l’établissement avait été informé à plusieurs reprises des problèmes de santé de l’enfant et ont ajouté :
« C’est un enfant, en face, c’est l’adulte qui doit dire non ».
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Suite judiciaire et conséquences possibles
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La décision du tribunal est prévue pour le 27 janvier à 8h30. Après le décès, d’autres personnels du collège avaient été poursuivis puis blanchis par des non-lieus confirmés par la Cour de cassation. Le professeur de sport a exprimé son sentiment d’être « tout seul » face au drame, et l’avocat de la famille a dit que « après cette audience-là, viendra le temps de la responsabilité administrative ». En parallèle, l’Éducation nationale peut être visée par des actions administratives à l’issue de la procédure.