Les poursuites pour ingérence électorale de 2020 visant Donald Trump et 14 personnes associées se ferment en Géorgie: le procureur a demandé l’abandon des poursuites et le juge a immédiatement validé cette recommandation. Cette décision met fin à la dernière inculpation pénale liée à l’élection présidentielle de 2020 et relance le regard sur le rôle du système judiciaire face à un ancien président. Les détails montrent que quatre des dix-neuf personnes initialement visées avaient plaidé coupable, en échange de témoignages, et que l’affaire avait émergé après un appel téléphonique enregistré de janvier 2021 entre Trump et le responsable local Brad Raffensperger pour trouver les bulletins manquants. La justice fédérale avait classé ses propres enquêtes liées à l’affaire après l’élection de 2024.

En Géorgie, les poursuites abandonnées contre Trump
Le procureur d’État Peter Skandalakis a demandé l’abandon des poursuites contre Donald Trump et les personnes associées; le juge Scott McAfee a aussitôt validé cette recommandation, marquant la fin de la dernière inculpation pénale liée à l’affaire de 2020. Selon les informations publiées, quatre des dix-neuf personnes initialement visées avaient plaidé coupable et avaient été condamnées à des peines réduites en échange de leur témoignage au futur procès des autres accusés. L’affaire est née d’un appel téléphonique enregistré en janvier 2021, dans lequel Trump demandait à Brad Raffensperger de trouver les bulletins manquants pour remporter les 16 grands électeurs de Géorgie. L’acte d’accusation visait une série de manoeuvres présumées illégales dans sept États cruciaux, dont la Géorgie.
Quatre des 19 personnes concernées avaient plaidé coupable avant la décision du procureur, et la procédure avait été accélérée par des épisodes publics autour de la photo d’identité judiciaire prise lors d’un passage de Trump en prison en août 2023. À l’époque, le ministère de la Justice avait indiqué que sa politique de ne pas poursuivre un président en exercice restait applicable à l’inédit dossier géorgien, et les procédures fédérales visant Trump avaient été classées après son élection de novembre 2024.
Réactions et contexte
« Il n’est pas dans l’intérêt des citoyens de la Géorgie de poursuivre ce dossier pendant encore cinq à dix ans », a déclaré Peter Skandalakis dans sa recommandation d’abandon des poursuites. Le juge McAfee a accepté cette recommandation, et la nouvelle a été saluée par certains observateurs comme une résolution d’un chapitre complexe mais non sans polémique.
Le président américain a réagi sur Truth Social, estimant que « le droit et la justice (avaient) triomphé » et dénonçant une « supercherie illégale, inconstitutionnelle et anti-américaine ». Sur le plan procédural, l’affaire géorgienne avait déjà connu des épisodes internes, notamment le dessaisissement de la procureure Fani Willis en décembre 2024 pour cause de relation intime avec un enquêteur, décision qui n’a pas annulé la procédure. Enfin, les deux procédures fédérales visant Trump pour ingérence et documents classifiés avaient été classées après son élection, et les condamnations sur d’autres affaires, notamment à New York, avaient conduit à des dispenses de peine à quelques jours de son investiture.