Le 1er décembre 2025, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne, dans l’affaire dite du chantage à la sextape. Le verdict a été accompagné de condamnations pour plusieurs proches et d’une lourde interdiction politique. Les détails des peines varient selon les sources, certains médias évoquant quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité, d’autres mentionnant cinq ans de prison dont quatre en ferme et un mandat de dépôt avec exécution provisoire. L’affaire alimente le débat sur l’éthique et l’exemplarité des élus et agite la vie politique locale à l’approche des échéances municipales de 2026.
Condamnation du maire et détails du verdict
Selon Le Monde avec AFP, Gaël Perdriau a été condamné à cinq ans de prison, dont quatre ans ferme, avec mandat de dépôt à effet différé et exécution provisoire, et à cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate. D’autres sources, notamment TF1 Info, évoquent des chiffres différents, parlant de quatre ans de prison ferme et d’une inéligibilité équivalente, avec exécution immédiate dans certains volets de la décision.
Parallèlement, les autorités ont également prononcé des peines pour les proches impliqués dans l’affaire: Samy Kéfi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet ont été condamnés à des peines allant jusqu’à plusieurs années et à une amende de 40 000 euros, assorties d’interdictions et d’autres mesures. Le tribunal a précisé les responsabilités et le statut de chacun au cours de la procédure.

Réactions et suites pour Saint-Étienne
« La décision de justice montre que notre demande de mise en retrait du maire de Saint-Étienne à l’époque était fondée. J’ai toujours voulu rester cohérente et j’espère désormais que nous pourrons tourner la page de cet évènement dramatique, qui a entaché le deuxième mandat », a déclaré Nicole Peycelon, ancienne opposante et présidente du groupe Saint-Étienne avant tout.
« Aujourd’hui, la justice a dit le droit. Elle dit à des enfants, à une épouse : votre papa, votre mari est une victime, les artisans de cette ignominie sont condamnés. L’autre victime de cette affaire, c’est la ville de Saint-Étienne. L’image de la treizième ville de France est durablement abîmée, nous avons été isolés, mis à l’index par les autres collectivités, par l’État », a déclaré Lionel Boucher, ex-adjoint et soutien de Gilles Artigues.
« cela fait trois ans que notre ville est montrée du doigt. Maintenant nous pouvons enfin tourner cette page et penser à l’avenir. La défiance envers les représentants politiques est plus présente sur le terrain et nous devons désormais aller de l’avant », a ajouté Claude Liogier.
« d’un soulagement. Il était temps que cette affaire se termine. La sanction est extrêmement lourde mais nous allons avoir un conseil municipal exceptionnel pour avoir un nouveau maire et retrouver des conseils où l’on parle de Saint-Étienne et pas de cette affaire judiciaire », a déclaré Isabelle Dumestre.
« un verdict sévère mais justifié compte tenu de la gravité des faits et du devoir d’exemplarité qui incombe aux élus. Cette situation est tellement exceptionnelle, nous ne savons pas si le prochain conseil pourra se dérouler le 8 décembre. Peu importe qui remplacera le maire, ce que je retiens, c’est que l’affaire datait de 2015 et la majorité a voulu nous faire croire qu’elle n’était au courant de rien », a exprimé Julie Tokhi.
Les candidats pour les municipales de 2026 — Régis Juanico, Dino Cinieri et Eric Le Jaouen — ont salué la décision et appelé à l’apaisement.