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Bronchiolite en Île-de-France: transferts et Beyfortus

par charles
France

En Île-de-France, la bronchiolite continue de saturer les services pédiatriques: 14 bébés en réanimation ont été transférés vers d’autres régions, principalement les CHU de Reims et Rouen, en raison de la saturation des services, selon France Inter le 8 décembre. Depuis la semaine du 24 au 30 novembre, toutes les régions de France métropolitaine sont en alerte épidémique pour la bronchiolite, sauf la Corse; dans les départements et territoires d’outre-mer, la Guadeloupe et la Martinique passent en pré-épidémie. Du 24 au 30 novembre, 3 014 bébés de moins d’un an sont passés aux urgences pour bronchiolite, soit 21,3% des passages dans cette classe d’âge, contre 18,5% la semaine précédente. Ces passages ont donné lieu à 974 hospitalisations pour bronchiolite, soit plus d’un patient sur trois. Malgré l’anticorps monoclonal Beyfortus, disponible pour la 3e année, les services pédiatriques hospitaliers des Hauts-de-France, de Normandie et d’Île-de-France sont totalement saturés. « Nous avons 36 lits dans ce service, 36 lits occupés pleins », explique Naïm Ouldali, pédiatre à l’hôpital Robert-Debré. Il loue le succès de la campagne d’immunisation, qui a débuté le 1er septembre directement dans les maternités. En revanche, les bébés nés juste avant, eux, sont bien moins protégés, regrette-t-il. « Ce sont les enfants qui sont nés en juillet ou en août qui vont quand même contracter une bronchiolite potentiellement sévère », or ces cas auraient pu être évités « par la vaccination », ajoute le pédiatre. Rania vient de passer 7 jours à l’hôpital et sa mère regrette de ne pas avoir eu toutes les informations sur le Beyfortus, « malheureusement même avec les médecins généralistes qu’on a pu voir, on ne nous a pas proposé le vaccin. Je l’aurais fait, je préfère que ma fille soit vaccinée pour ne pas qu’elle arrive dans cet état », témoigne-t-elle.

Bébé hospitalisé pour bronchiolite dans un service pédiatrique
Bronchiolite et saturation des services pédiatriques en Île-de-France.

Transferts de bébés en réanimation en Île-de-France

Quatorze bébés en réanimation ont été transférés vers d’autres régions, principalement les CHU de Reims et Rouen, en raison de la saturation des services pédiatriques franciliens. Le service pédiatrique le plus sollicité de l’agglomération est à l’hôpital Robert-Debré, où Naïm Ouldali décrit une pression majeure: « Nous avons 36 lits dans ce service, 36 lits occupés pleins ». Cette saturation intervient malgré les efforts de vaccination et l’utilisation du Beyfortus pour prévenir les formes graves. Les chiffres publiés montrent une intensification des passages aux urgences et des hospitalisations dans les semaines récentes, ce qui alourdit les flux hospitaliers et les transferts interrégionaux.

Vaccination Beyfortus et mesures de protection

La vaccination Beyfortus est présentée comme un outil de protection pour les nourrissons contre les formes graves de bronchiolite. La campagne d’immunisation Beyfortus a débuté le 1er septembre directement dans les maternités. Pour les enfants nés après le premier septembre, la vaccination sera directement proposée en maternité. En revanche, pour ceux nés entre le 1er février et le 31 août, il faut passer par un pédiatre ou un médecin généraliste en ville. Cette immunisation, le Beyfortus permet d’éviter une forme grave de la bronchiolite. Selon les pédiatres, il est encore temps de protéger les enfants contre la bronchiolite pour éviter d’engorger les hôpitaux pendant les prochaines semaines.

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