Une vidéo publiée en début de semaine montre Brigitte Macron, l’épouse du président, prononçant des propos controversés à l’encontre de militantes féministes qui avaient interrompu le spectacle d’Ary Abittan aux Folies Bergères. Selon l’entourage de l’épouse du chef de l’État, ces mots reflèteraient une critique de la méthode radicale employée par le collectif #NousToutes, et non une attaque personnelle contre les femmes engagées pour les droits des femmes. La polémique a rapidement suscité un vaste débat public et sur les réseaux sociaux, où le slogan #Salesconnes est devenu un repère dans le dialogue autour du féminisme et de la protestation publique.

Ce qui s’est passé autour des propos de Brigitte Macron
La scène s’est produite lors du spectacle d’Ary Abittan interrompu samedi par des militantes féministes portant un masque du comédien et scandant « Abittan violeur ». Une vidéo diffusée lundi montre Brigitte Macron commenter brièvement la situation: selon l’entourage, ses mots visaient une critique de la méthode radicale employée par ce collectif, et non une attaque contre les militantes.
Selon l’entourage de l’épouse du chef de l’État, ces propos « une critique de la méthode radicale employée » ont été interprétés différemment par certains élus et observateurs. Des voix se sont élevées pour condamner l’emploi du langage et rappeler le droit des femmes à protester sans être visées par ce type d’ironies politiques. Sur les réseaux, le hashtag #Salesconnes a été largement repris, devenant un élément marquant du débat et de la solidarité autour des militantes.
Réactions et contexte autour du mouvement #Salesconnes
Des soutiens se sont multipliés, notamment des artistes et des intellectuels, et certains ont tenté d’apporter des éclairages sur le sens des propos. « Je suis une sale conne et fière de l’être », a notamment écrit la comédienne Florence Mendez, dans un geste de solidarité avec les militantes. La chanteuse Camélia Jordana a également publié sur Instagram: « Moi aussi, je suis une sale conne et je suis fière de l’être. Soutien à tous.tes les autres », accompagnant son message du hashtag #Salesconnes. Ces messages illustrent une mobilisation autour du slogan devenu symbole.
Sur le plan politique et médiatique, des voix se sont exprimées pour rappeler la nécessité de distinguer le propos de la critique politique. L’ancienne députée Sandrine Rousseau a publié sur BlueSky: « Mood #saleconne ». L’élue Europe Écologie Les Verts a aussi réagi. Dans l’autre camp, Manon Aubry, députée et porte-parole de La France insoumise, a dénoncé l’évolution du débat: « On a commencé par les droits des femmes ‘grande cause du quinqunat’, ça termine en les insultant ». Manuel Bompard a pour sa part évoqué les limites du recours à des propos sexistes et a rappelé que la prise en charge des violences sexistes et sexuelles par les institutions est perçue comme défaillante par de nombreuses voix.
Au chapitre judiciaire et social, Ary Abittan a été accusé de viol en 2021 par une jeune femme avec une évolution du dossier menant à un non-lieu après trois ans d’enquête. Par ailleurs, le collectif #NousToutes et d’autres associations ont pris la parole pour rappeler les soutiens disponibles et rappeler que des ressources existent pour les victimes. Le chiffre, souvent évoqué par l’ONG et les associations, rappelle la réalité des violences faites aux femmes: selon #NousToutes, environ 210 000 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque année en France, et au 4 décembre 2025, 156 féminicides avaient été recensés cette année, avec le numéro 3919, Violences Femmes Info, comme ressource d’aide gratuite et confidentielle.