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Brigitte Macron et les sales connes: polémique après l interruption

par charles
France

Une vidéo publiée en ligne montre Brigitte Macron en coulisses du spectacle d’Ary Abittan prononçant une phrase qui a suscité une vive polémique: « S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors ». L’entourage de l’épouse du président a évoqué une « critique de la méthode radicale employée » par le collectif Nous Toutes, mais la transmission des propos a immédiatement nourri un débat sur le ton des interventions publiques et sur le féminisme en plein cœur de l’actualité politique. De multiples médias ont relayé l’épisode, et les réactions se sont succédé, mêlant condamnations, soutiens et appels à l’apaisement. Le contexte, y compris les antécédents de l’affaire Ary Abittan et les chiffres liés à la violence envers les femmes, est devenu un sujet de couverture et de discussion publicitaire.

Judith Godreche et Brigitte Macron lors d’un échange médiatique
Capture médiatique illustrant les réactions à la polémique entourant Brigitte Macron et les militantes féministes

À Paris, polémique et réactions autour des propos de Brigitte Macron

La séquence a été largement relayée dans les heures qui ont suivi. Selon l’entourage, les échanges visaient à critiquer la démarche des militantes et non à viser les femmes en tant que telles, mais les propos ont été perçus comme une injonction et une stigmatisation. Des responsables politiques et des figures féministes ont dénoncé une violation du cadre du débat public et ont rappelé le contexte sensible des violences faites aux femmes. Dans ce cadre, des voix se sont élevées pour rappeler que Brigitte Macron était alors en coulisses lors d’un spectacle d’Ary Abittan, et que les accusations qui pèsent sur l’humoriste — en l’occurrence un cadre légal complexe lié à des accusations de viol dans le passé — ne sauraient être utilisées pour faire taire les activistes du mouvement.

Ary Abittan avait été accusé de viol en 2021 par une femme qu’il fréquentait, avant qu’un non-lieu ne soit confirmé en appel. Cette affaire resurgit dans la discussion publique comme rappel du contexte autour des mobilisations féministes et des débats sur la justice et la sécurité des victimes. L’entourage de Brigitte Macron a aussi insisté sur une distinction entre le soutien à l’artiste et l’adhésion à des méthodes radicales employées par des militants. Divers médias ont publié des extraits et des analyses, et la scène des Folies Bergère est devenue un point de discussion sur l’adéquation entre le rôle d’une figure publique et les réactions des mouvements de protestation.

Réactions et prises de position: politique et féminisme

La réaction politique a été rapide et diverse. François Hollande, invité sur RTL Matin, a jugé que lorsqu’il s’agit de femmes qui protestent, on ne prononce pas des mots de cette façon, appelant à l’apaisement et à la retenue plutôt qu’à l’escalade verbale. Cette prise de position a été relayée par d’autres responsables qui estiment que le débat public doit rester accessible et respectueux; certains ont aussi souligné le rôle des institutions dans la lutte contre les violences faites aux femmes sans trop polaris­er les échanges. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, des personnalités et députés ont réagi en insistant sur le fait que le contexte féministe mérite une remise en perspective des méthodes de contestation plutôt qu’un dérapage verbal.

Dans le même registre, des soutiens exprimés sur les réseaux sociaux ont mis en avant la cause des militantes. Sandrine Rousseau a réagi par une publication évoquant le slogan « Mood #saleconne » et appelant à regarder les enjeux sans céder au sexisme. Manon Aubry a évoqué une dérive du langage politique, et Manuel Bompard a défendu le droit des militantes à exprimer leurs opinions, tout en rappelant que la violence sexiste et sexuelle appelle des réponses institutionnelles. Face à ces échanges, les soutiens à Nous Toutes se sont multipliés, et des artistes comme Florence Mendez, Camélia Jordana et d’autres ont partagé des messages de solidarité, inscrivant le débat dans le cadre plus large de la lutte pour l’égalité et la sécurité des femmes.

Capture médiatique d’un débat sur Brigitte Macron dans les médias
Extrait d’une couverture médiatique sur le sujet dans L’Heure des Pros

Contexte sur les violences faites aux femmes et chiffres mobilisés

Le dossier a aussi ouvert un espace de rappel des chiffres relatifs aux violences faites aux femmes, qui reviennent fréquemment dans ce type de débat public. Selon #NousToutes, environ 210 000 viols ou tentatives de viol sont commis chaque année en France, une statistique qui reflète la persistance des violences et la nécessité d’un renforcement des dispositifs de prévention et de soutien. Le collectif indiquait aussi, au 4 décembre 2025, un total de 156 féminicides depuis le début de l’année, et soulignait l’importance du 3919, le numéro national d’écoute et d’information pour les femmes victimes de violences. Ces chiffres alimentent le cadre des discussions sur la justice et les services publics chargés d’accompagner les victimes.

En déployant ces chiffres, les acteurs du féminisme et les responsables politiques réaffirment l’idée que les violences faites aux femmes restent une priorité publique et que tout échange public, même en période électorale, doit préserver la sécurité et la dignité des victimes. Le débat a aussi mis en évidence les tensions entre la protection des personnes publiques et le droit à manifester et à dénoncer des actes ou des situations perçues comme injustes. Les échanges sur les réseaux sociaux et dans les médias ont amplifié ces questions, montrant que la société cherche à concilier liberté d’expression, lutte contre les violences et respect des personnes impliquées.

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