La ressource en eau et sa préservation occupent une place centrale pour la communauté de communes Lamballe Terre et Mer. À Éréac (Côtes-d’Armor), le travail sur le lit de La Rosette a permis de rétablir son tracé naturel sur un tronçon de 300 mètres, dans le cadre des exigences du bon état écologique fixées par la réglementation européenne.
Avant les travaux, le lit de la Rosette était colmaté, le débit était relativement faible et l’oxygénation insuffisante, ce qui dégradait la qualité de l’habitat. Le cours d’eau, mal positionné dans le paysage, provoquait aussi une forte érosion des berges et menaçait la voirie locale. En dessinant un profil sinueux adapté à la topographie, le lit retrouve désormais sa capacité de débordement vers les zones humides, qui jouent alors pleinement leur rôle d’expansion des crues et permettent de limiter les inondations.
Selon Lamballe Terre et Mer, les travaux réalisés ont contribué à la diversification des habitats aquatiques et humides, au ralentissement des écoulements, mais aussi à la régulation des crues et à la recharge des nappes. Cette dynamique soutient les débits en été et agit comme tampon face aux crues en hiver.
Sur le volet biodiversité, plusieurs actions ont été menées en 2025 :
- Suppression d’une buse et arasement d’un seuil afin de restaurer la continuité écologique et permettre la libre circulation des espèces piscicoles et des sédiments.
- Création de fascines, ces barrières en fagots de bois, pour reconstituer les berges érodées par l’abreuvement du bétail.
- Entretien et restauration de la végétation des bords de rives pour améliorer la diversité végétale et préserver les habitats.
Le coût total des interventions s’élève à 63 000 € et a été financé en partie par des aides, dont 50 400 € attribués par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et le Département. Le reste à charge de 12 600 € a été assuré par Lamballe Terre et Mer via la taxe GEMAPI. Par ailleurs, les propriétaires et les exploitants locaux ont été associés au projet, et plusieurs entreprises spécialisées ont assuré les travaux. Des cofinancements ont représenté 80 % du coût, provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, du Conseil régional et du Département. Les associations de pêche de Plénée-Jugon et de Jugon-les-Lacs ont aussi participé à l’entretien et à la restauration des berges.