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Le Wall Street Journal juge que les récentes menaces du président américain placent le régime iranien devant un choix périlleux : accepter des concessions sur son programme nucléaire ou s’exposer à une attaque militaire potentielle. Selon le journal, la pression de Washington met Téhéran dans une situation exceptionnelle, alors que les tensions régionales s’accumulent.
Un dilemme pour Téhéran
Le journal rappelle la nouvelle mise en garde de Donald Trump, qui a insisté sur la nécessité de négociations et d’un « accord juste et équitable » sans armes nucléaires, avertissant que « l’attaque à venir sera bien pire ». Cette rhétorique renforce la sensation d’urgence autour des choix stratégiques du leadership iranien.
Pour la direction iranienne, demander l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium reviendrait à renoncer à un symbole national majeur, selon l’analyse citée. Le refus de se plier à cette exigence pourrait, toujours d’après le quotidien, pousser Washington à ordonner des frappes militaires.
Les exigences américaines
Outre l’arrêt de l’enrichissement et la remise des stocks d’uranium, les autorités américaines réclament des restrictions sur l’arsenal balistique iranien et un renoncement au soutien aux alliés régionaux. L’émissaire américain Steve Witkoff a explicitement évoqué ces conditions dans les prises de position de Washington.
Or, rapporte le journal, Téhéran a déjà rejeté certaines de ces exigences. Un responsable iranien a affirmé que le pays ne renoncerait pas à enrichir de l’uranium pour des usages civils ni à sa force de missiles, qu’il juge essentielle à sa défense.
Conséquences économiques et symboliques
Les analystes interrogés soulignent qu’il serait difficile pour l’Iran d’accepter un assouplissement des sanctions en échange d’un abandon du programme nucléaire. Ce dernier est devenu, selon eux, un marqueur de défiance face à l’Occident et un pilier de la légitimité du pouvoir.
Par ailleurs, la méfiance iranienne s’est accrue après le retrait américain de l’accord nucléaire de 2015 et à la suite d’une frappe israélienne surprise en juin, intervenue quelques jours avant des pourparlers américains-iraniens programmés.
Menaces et riposte possible
Pour se prémunir contre une attaque américaine éventuelle, l’Iran brandit la menace de frapper des bases américaines, des navires de guerre et des alliés régionaux, y compris Israël. Un responsable iranien a clairement indiqué que tout assaut serait envisagé comme une menace existentielle justifiant une réponse maximale.
La mission iranienne auprès de l’ONU à New York a réagi via les réseaux sociaux en affirmant que l’Iran est prêt au dialogue basé sur le respect et les intérêts mutuels, mais qu’il ripostera si elle est provoquée.
Posture militaire américaine
Sur le plan opérationnel, Donald Trump a annoncé qu’une « flotte massive » se dirigeait rapidement vers la région, précisant qu’elle était prête à agir « vite et puissamment si nécessaire ». Le renforcement déployé par le Pentagone comprend, selon les informations disponibles, un porte-avions, trois destroyers lanceurs de missiles, des avions de combat et des systèmes de défense antimissile.
- porte-avions;
- trois destroyers à missiles guidés;
- avions de combat et systèmes de défense aérienne.
Le journal note que cette concentration de moyens donne aujourd’hui à la Maison-Blanche davantage de capacités d’attaque et de défense qu’auparavant.
Limites de l’option militaire
Cependant, l’analyse citée dans l’article met en garde contre l’idée que la force seule pourrait déterminer le sort du régime iranien. Sans déployer de troupes au sol pour influencer directement la dynamique intérieure, l’utilisation exclusive de la puissance aérienne ou navale resterait limitée pour redéfinir durablement l’équilibre politique interne.
Enfin, le quotidien estime peu probable un effondrement imminent du régime ou des scissions majeures au sein de la direction et du Corps des gardiens de la révolution, malgré les récentes manifestations sociales et la hausse des tensions externes.