Swarmly, le fabricant chypriote, affirme que 200 drones H-10 Poseidon sont en service dans l’armée ukrainienne pour aider à localiser les cibles ennemies. C’est la seule arme 100 % chypriote déployée sur le front en Ukraine. Chypre, petit État d’un peu plus d’un million d’habitants, est situé à la périphérie sud-est de l’Europe et s’est impliqué dans l’effort de défense en fournissant des drones de reconnaissance et de surveillance depuis le début du conflit.
Selon Associated Press, les 200 appareils restent utilisés quotidiennement par les batteries d’artillerie ukrainiennes pour localiser les cibles ennemies. Le H-10 Poseidon, long d’environ deux mètres, est conçu pour des opérations tactiques en zone hostile. Propulsé par quatre moteurs électriques, il entraîne des hélices bipales orientées vers le haut, et il peut atteindre environ 100 km/h avec une autonomie d’environ 50 kilomètres. Sa mise en service peut intervenir en quelques minutes après son déploiement.
Le fabricant indique que ces drones ont été exportés vers l’Indonésie, le Bénin, le Nigeria, l’Inde et l’Arabie Saoudite, démontrant une portée commerciale au-delà du territoire européen. Swarmly précise qu’une usine de production couvre environ 5 000 m2. Nicosie envisage même de livrer d’autres drones à l’Ukraine dans les années à venir.
Parmi les projets développés par Swarmly, on compte une série de drones marins ultrarapides équipés de mitrailleuses de calibre 50. Le coût de ces appareils reste très compétitif : le drone marin Hydra est évalué à 80 000 €, et Gary Rafalovsky, directeur de Swarmly, affirme qu’un groupe d’Hydra pourrait neutraliser un navire de guerre d’une valeur d’un milliard d’euros.
Chypre, qui a pris la présidence de l’Union européenne pour six mois à partir du 1er janvier, dispose d’une industrie de défense émergente qui ne se limite pas à Swarmly. Environ une trentaine d’entreprises et de centres de recherche produisent des technologies pour les secteurs civil et militaire, notamment des systèmes anti-drones et des communications par satellite, selon le ministère de la Défense.