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Sécurité et police à Trinité-et-Tobago : enjeux et perspectives

par Marie
Trinidad et Tobago

Malgré le rejet parlementaire du projet de loi sur les Zones d’opérations spéciales (ZOSOs), la police de Trinidad et Tobago affirme que sa capacité opérationnelle reste intacte. Junior Benjamin, commissaire adjoint, assure que la lutte contre la criminalité se poursuit sans relâche avec les stratégies existantes.

Un revers législatif pour la sécurité intérieure

Le gouvernement de Trinidad et Tobago a essuyé un revers politique majeur mardi soir avec le rejet du projet de loi 2026 sur la réforme du droit et les Zones d’opérations spéciales (ZOSOs). Ce texte, crucial pour la stratégie gouvernementale, nécessitait une majorité des trois cinquièmes pour être adopté. Cependant, le soutien espéré ne s’est pas matérialisé : huit des neuf sénateurs indépendants ont voté contre, le dernier s’abstenant.

Face à cette impasse législative, Junior Benjamin, commissaire adjoint de la police (DCP) en charge de l’administration, a tenu à rassurer la population lors d’un point presse au siège de la police à Port-of-Spain. Selon lui, l'absence de cette législation n'entrave pas la mission fondamentale des forces de l'ordre.

La police maintient le cap

« Le service de police de Trinité-et-Tobago (TTPS) a toujours été impliqué dans la prévention, la détection et les stratégies de condamnation des crimes. Ces actions font partie intégrante de notre quotidien », a déclaré le DCP Benjamin. Il a insisté sur le fait que l'échec du projet de loi ne nie pas l'efficacité du plan stratégique et opérationnel déjà en place.

Affichant son optimisme, il a réitéré sa confiance envers le commissaire de police Allister Guevarro pour concrétiser la vision du TTPS, espérant faire de l'année 2026 l'une des plus sûres pour l'archipel, malgré les défis actuels en matière de sécurité.

Tensions autour d'une intervention controversée

Ce débat législatif survient dans un climat tendu, marqué par un incident tragique la semaine dernière. Joshua Samaroo a été abattu par la police à la suite d'une course-poursuite à grande vitesse reliant Maloney à St Augustine. Sa compagne, Kaia Phillip, a également été blessée lors de l'intervention.

La diffusion sur les réseaux sociaux d'images de vidéosurveillance a suscité une vive polémique : la vidéo semble montrer Joshua Samaroo les mains sorties par la fenêtre de son véhicule accidenté, suggérant une reddition avant les tirs. Malgré ces éléments, le commissaire Guevarro a décidé de ne pas suspendre les agents impliqués, arguant d'une absence de preuves justifiant une telle mesure immédiate.

Appels à la transparence et à la responsabilité

Cette décision a provoqué une réaction immédiate de l'Association du Barreau de Trinidad et Tobago (LATT). Dans un communiqué, l'organisation a exprimé ses inquiétudes quant au maintien en service actif des officiers, rappelant que la loi s'applique avec la même rigueur aux forces de l'ordre.

Interrogé sur l'absence de caméras-piétons (body-worn cameras) sur les policiers lors de la fusillade, le DCP Benjamin a indiqué que l'affaire faisait l'objet d'une enquête menée avec un « haut niveau de transparence, d’intégrité et de responsabilité », sans toutefois préciser le statut administratif actuel des agents concernés.

Source: https://trinidadtribune.com/dcp-benjamin-zosos-or-not-cops-will-do-their-jobs/

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