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Un incendie meurtrier a frappé Crans-Montana durant la nuit du Nouvel An, touchant le bar Le Constellation et faisant 40 morts et plus de 100 blessés selon les bilans communiqués par les autorités et relayés par plusieurs médias. L’enquête pénale porte sur les gérants français du bar et sur les circonstances exactes de l’incendie, en particulier sur des allégations selon lesquelles la gérante aurait pris la caisse et n’aurait pas secouru les clients. Des éléments fournis par des sources italiennes, relayées par La Stampa et La Repubblica, alimentent les débats sur la conduite des responsables tandis que les enquêteurs examinent des images et des témoignages pour établir les faits.
Crans-Montana: enquête et fuite présumée avec la caisse
Selon La Stampa relayant La Repubblica, Jessica Moretti, gérante française du bar, aurait pris la fuite avec la caisse, sans porter secours aux clients. La nuit du drame, elle se trouvait sur place, contrairement à son époux Jacques Moretti. La Repubblica affirme que la scène aurait été immortalisée par deux caméras de surveillance et que la gérante aurait été filmée, brûlée au bras, en train de s’enfuir avec la caisse du bar. Cet élément pourrait peser sur une éventuelle qualification d’homicide par négligence et sur des accusations de non-assistance à personne en danger.

Des vidéos et preuves évoquées par les médias italiens
Les informations circulant dans la presse italienne alimentent le débat: La Repubblica parle de caméras de surveillance et d’images montrant la gérante quitter les lieux avec le sac d’argent. Des éléments similaires apparaissent dans les reportages citant La Stampa, qui évoquent l’ampleur de la fuite et les risques d’accusations liées à l’absence de secours apporté aux victimes. Les autorités suisses ont indiqué qu’elles poursuivaient l’instruction et examinaient ces images dans le cadre de l’enquête, sans commenter d’éventuelles charges précises.
Cadre pénal et réactions des proches
Selon les enquêtes, le couple est visé par une instruction pénale en Suisse pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». Mardi, les gérants avaient assuré qu’ils ne se « déroberaient pas » dans le cadre de l’enquête, selon les mêmes rapports. Des avocats des victimes et des proches ont demandé transparence et patience face à l’analyse des vidéos, tandis que certains témoins évoquent les risques que le procès en Suisse puisse se dérouler sur place pour permettre l’audience des familles. Cette affaire met en lumière les tensions entre sécurité des établissements et responsabilités des exploitants, et alimente un débat plus large sur les contrôles et les mesures de prévention dans les stations touristiques.