La réponse courte
L’ambassade de France en Arabie saoudite a déconseillé, mardi 13 octobre 2026, aux ressortissants français de se rendre ou de transiter par les aéroports de Riyad, Djeddah et Dammam. La consigne concerne donc aussi une escale, même lorsque le voyageur ne prévoit pas de séjourner dans le pays.1
Les plateformes visées sont King Khalid à Riyad, King Abdulaziz à Djeddah et King Fahd à Dammam. L’avertissement ne s’arrête pas à leurs terminaux : l’ambassade déconseille également de se rendre dans les trois villes, sauf nécessité. Cette réserve accompagne la recommandation sur les villes ; elle ne figure pas dans la formulation concernant les aéroports. Un séjour et une correspondance aérienne sont ainsi deux situations distinctes, toutes deux couvertes par l’avis.1
Pour autant, déconseiller un aéroport n’équivaut pas à annoncer sa fermeture. Le 13 octobre, l’aéroport de Riyad restait fermé après la frappe meurtrière du samedi 10 octobre, revendiquée par les Houthis. Cette fermeture de l’aéroport de Riyad constitue une contrainte opérationnelle, distincte de la recommandation adressée aux voyageurs. L’avis français ne permet pas, à lui seul, de conclure que Djeddah et Dammam sont également fermés, ni de déterminer quels vols y sont maintenus.1
Des avertissements étrangers existaient déjà avant cette annonce, mais leurs périmètres différaient. Le conseil britannique présenté le 9 octobre déconseillait les voyages non essentiels dans plusieurs zones, dont la région de Riyad, et tout déplacement à moins de 10 km de la frontière yéménite. Pour un ressortissant français préparant un trajet par Djeddah ou Dammam, la précision apportée le 13 octobre est donc importante : ces deux aéroports sont explicitement nommés, au même titre que Riyad. Une consigne destinée à une autre nationalité ne remplace pas ce périmètre français.21
Les 2 sources
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