La réponse courte
L’aéroport international King Khalid, à Riyad, a suspendu ses opérations après l’attaque meurtrière du samedi 10 octobre 2026. Le lendemain, des retards de vols sont également signalés à Dammam, dans l’est de l’Arabie saoudite. Les conséquences pour les voyageurs ne sont toutefois pas identiques : une fermeture est annoncée à Riyad, tandis que les perturbations à Dammam ne permettent pas d’établir un arrêt général du trafic.12
Les autorités saoudiennes ont annoncé dimanche 12 morts et 309 blessés après l’attaque de Riyad, certains grièvement atteints. Un autre bilan diffusé le 11 octobre fait état d’au moins 13 morts et du même nombre de blessés, mais reste expressément provisoire. Ces chiffres ne doivent ni être additionnés ni être lus comme les bilans de deux attaques distinctes : les informations disponibles ne précisent pas ce qui explique l’écart et ne fixent pas un bilan définitif.12
Dammam représente un enjeu particulier pour les déplacements : avec Djeddah, cet aéroport constitue une alternative à Riyad, fermé depuis samedi. La coalition menée par l’Arabie saoudite a annoncé la chute d’un projectile à proximité de Dammam. Les retards signalés ensuite aux arrivées et aux départs montrent qu’une solution de remplacement peut elle aussi être perturbée, sans que cela signifie que les deux aéroports ont le même statut opérationnel.12
L’identification des responsables et l’état des installations restent deux questions séparées. La coalition accuse les Houthis d’avoir mené l’attaque meurtrière de Riyad. Le 11 octobre, leur porte-parole militaire, Yahya Saree, revendique plusieurs opérations visant notamment l’aéroport de la capitale, ainsi qu’une frappe contre Dammam qu’il affirme avoir directement touché. Cette revendication ne constitue pas une confirmation indépendante des dégâts : l’Autorité saoudienne de l’aviation civile indique que leur évaluation et les vérifications de sécurité sont toujours en cours.12
Ces attaques interviennent pendant la contre-offensive autour de Bab el-Mandeb, au Yémen, où les forces gouvernementales soutenues par Riyad cherchent à reprendre du terrain aux Houthis. Mais l’évolution des combats ne donne pas de calendrier de reprise des vols. Au 11 octobre, les éléments disponibles établissent une suspension à Riyad et des retards à Dammam, sans préciser de date de réouverture pour le premier ni la durée des perturbations pour le second.12
Les 2 sources
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