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Jeudi 29 octobre 2026 Mis à jour à 15 h 03

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Illustration de l’article consacré au poids parlementaire des partis arabes en Israël.
Les partis arabes pourraient peser sur la formation du prochain gouvernement israélien. Les sièges évoqués restent des projections.

Israël : les partis arabes peuvent peser sans entrer au gouvernement

Par Chia 2 min de lecture 1 source

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La réponse courte

En Israël, les deux principaux partis arabes sont crédités d’environ 19 sièges après le scrutin du 27 octobre 2026. Ce poids pourrait aider Gadi Eisenkot à gouverner, mais pas nécessairement dans une coalition commune : la Liste commune envisage un soutien extérieur, tandis que Ra’am se dit prêt à rejoindre son gouvernement. Les projections disponibles le 28 octobre ne constituent pas des résultats définitifs.1

L’absence de vainqueur dans les premières projections tient au seuil de majorité : il faut 61 députés sur les 120 de la Knesset. Dans les estimations désormais disponibles, le bloc de Benjamin Netanyahu en obtiendrait 53, contre 48 pour celui d’Eisenkot. Les sièges arabes pourraient donc ouvrir une voie à ce dernier, mais les additionner à son bloc ne suffit pas à établir un accord.1

Pour la Liste commune, créditée de 12 sièges, la distinction porte sur l’engagement politique. Son dirigeant, Yousef Jabareen, exclut de rejoindre un gouvernement Eisenkot en raison du soutien de celui-ci à la campagne militaire à Gaza et à l’occupation du sud du Liban. Il laisse toutefois ouverte la possibilité de l’appuyer lors de votes de confiance. Autrement dit, un parti pourrait contribuer à maintenir un gouvernement en fonction sans devenir membre de sa coalition. Refuser d’y entrer ne signifie donc pas nécessairement refuser de lui permettre de gouverner.1

Cette ouverture n’est pas un soutien sans conditions. Jabareen met en avant la lutte contre la criminalité, davantage de financements et de possibilités pour les communautés arabes, ainsi que la reprise de négociations de paix sur un État palestinien. L’enjeu serait ainsi de négocier ce qu’un appui parlementaire permettrait d’obtenir, sans lever le désaccord qui empêche la participation au gouvernement.1

Ra’am propose une autre voie : son chef, Mansour Abbas, accepte le principe d’une participation à un gouvernement Eisenkot. Il avait déjà rejoint la coalition de Naftali Bennett en 2021. Les quelque 19 sièges projetés pour les deux principales formations arabes ne correspondent donc pas à une offre politique unique : l’une envisage d’appuyer de l’extérieur, l’autre de gouverner au sein de la coalition.1

Reste le refus exprimé par Eisenkot pendant la campagne de former un gouvernement avec les partis arabes. La disponibilité de Ra’am ne vaut pas acceptation de sa part, pas plus que l’ouverture de la Liste commune ne constitue un accord de soutien. Deux questions restent donc distinctes : quels sièges seront finalement attribués, et quels engagements les dirigeants accepteront de prendre pour transformer ce poids parlementaire en capacité de gouverner.1

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  1. 1internazionale.itFor Israel’s Arabs, record turnout may bring political clout (nouvel onglet)

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