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Mercredi 28 octobre 2026 Mis à jour à 10 h 33

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Yaïr Golan, chef du parti démocrate israélien HaDemokratim, à Tel-Aviv.
Yaïr Golan à Tel-Aviv, le 24 octobre 2026, avant les élections législatives.

Israël : Golan propose une alliance avec les partis arabes, sans majorité acquise

Par Chia 2 min de lecture 2 sources

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La réponse courte

Yaïr Golan veut transformer les sièges de l’opposition et des partis arabes en majorité de gouvernement. Le chef de la gauche israélienne a appelé à leur alliance le 28 octobre 2026 pour remplacer Benyamin Nétanyahou. Les résultats partiels permettent d’envisager le franchissement du seuil de 61 sièges à la Knesset, mais plusieurs dirigeants de l’opposition ont exclu de gouverner avec les formations arabes : l’appel ne vaut donc pas ralliement collectif.12

Le point de départ reste l’absence de majorité pour chacun des deux principaux blocs, déjà au cœur des premières projections électorales. À 50,1 % des bulletins dépouillés, le camp de Nétanyahou était crédité de 56 sièges, contre 49 pour l’opposition et 15 pour les partis arabes. À ce stade, réunir ces deux derniers ensembles aurait donné 64 sièges sur les 120 du Parlement : assez sur le papier, à condition de pouvoir effectivement les associer.1

Avec 70,7 % des voix comptées, la répartition change : 54 sièges pour le camp de Nétanyahou, 47 pour le bloc de Gadi Eisenkot et 19 pour les partis arabes. L’alliance proposée atteindrait alors 66 sièges. Il ne s’agit pas de deux résultats concurrents, mais de deux étapes du dépouillement. Dans les deux cas, la même distinction demeure : aucun bloc principal n’atteint seul 61 sièges, tandis que l’addition de l’opposition et des formations arabes dépasse ce seuil. Les résultats restent provisoires, avec des bulletins à double enveloppe encore à dépouiller.21

L’obstacle n’est donc pas seulement le nombre de sièges encore susceptible de bouger. Le calcul de 66 suppose de réunir l’ensemble des forces additionnées, alors que plusieurs responsables de l’opposition refusent précisément cette association. Yousef Jabareen, président de la Liste arabe commune, se dit prêt à favoriser le départ du gouvernement Nétanyahou. Cette disposition et l’appel de Golan ouvrent une possibilité politique, sans résoudre le refus des autres partenaires nécessaires.2

La suite dépendra aussi de la forme du soutien recherché : participer à une coalition majoritaire n’est pas la même chose qu’appuyer ponctuellement un gouvernement minoritaire. Ces deux voies restent envisageables, mais aucune n’est établie par l’appel de Golan. Après les résultats officiels, le président Isaac Herzog devra charger un candidat de former un gouvernement. C’est la capacité à réunir des soutiens effectifs, et non le seul total des adversaires de Nétanyahou, qui permettra de sortir de l’impasse.12

Les 2 sources

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  1. 1franceinfo.frDIRECT. Elections en Israël : le chef de la gauche Yaïr Golan appelle l'opposition à s'associer avec les partis arabes pour évincer Benyamin Nétanyahou (nouvel onglet)
  2. 2i24news.tvYaïr Golan appelle l’opposition à s’unir aux partis arabes pour former une majorité de 66 sièges (nouvel onglet)

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