La réponse courte
En Israël, aucun des deux principaux blocs ne dispose d’une majorité dans les premières projections après les élections du 27 octobre 2026. Les camps de Benjamin Netanyahu et de Gadi Eisenkot tournent autour de 51 sièges chacun, alors qu’il en faut 61 sur les 120 de la Knesset pour former une coalition majoritaire. Le point décisif n’est donc pas seulement de savoir qui arrivera en tête, mais qui pourra réunir suffisamment de soutiens pour gouverner.12
Les écarts entre les sondages de sortie des urnes ne changent pas cette difficulté. Une projection donne les deux blocs à égalité, à 51 sièges ; deux autres placent celui d’Eisenkot légèrement devant, à 52 contre 50. Dans les deux cas, une avance sur le rival reste distincte d’une majorité : même le bloc crédité de 52 sièges demeure sous le seuil requis.2
Il faut aussi distinguer ces estimations du dépouillement officiel. Avec environ un tiers des bulletins comptés, le décompte partiel attribuait 28 sièges au Likoud de Netanyahu et 21 à Yashar, le parti d’Eisenkot. Ces chiffres concernent deux partis, et non l’ensemble de leurs blocs respectifs : ils ne se comparent donc pas directement aux quelque 51 sièges projetés pour chaque camp. Ils restent en outre susceptibles d’évoluer fortement. La publication formelle des résultats est annoncée pour le 4 novembre.12
Une fois les sièges fixés, restera la question des alliances. Les partis arabes sont crédités de 17 ou 18 sièges et ne font partie d’aucun des deux principaux blocs. Leur poids explique pourquoi le face-à-face Netanyahu-Eisenkot ne suffit pas à lire le résultat. Mais des sièges extérieurs à un bloc ne sont pas des soutiens automatiquement disponibles : Netanyahu a exclu un gouvernement appuyé par les partis palestiniens, tandis qu’Eisenkot a lui aussi opposé des critères sionistes à la participation de partis dirigés par des Arabes.21
Après une campagne marquée par la place de l’Iran, l’incertitude porte désormais sur la capacité à former un gouvernement. Une impasse pourrait permettre à Netanyahu de rester en fonction à titre intérimaire. Ce maintien ne signifierait pas que son bloc a remporté une majorité : il serait la conséquence de l’absence d’accord pour lui succéder. À ce stade, ni les projections ni le décompte partiel ne permettent d’annoncer la prochaine coalition.1
Les 2 sources
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