La réponse courte
Benjamin Netanyahu évoque une nouvelle action contre l’Iran s’il reste au pouvoir, mais n’annonce pas une reprise immédiate des frappes. À la veille des élections israéliennes, ce 26 octobre 2026, le Premier ministre met en avant le soutien de Donald Trump. La Maison-Blanche pose toutefois une limite au calendrier américain : aucune attaque contre l’Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.1
Lors de son intervention télévisée de dimanche soir, Netanyahu a présenté Trump comme disposé à agir pour éliminer la menace iranienne, à condition que lui-même conserve le pouvoir. Il a aussi affirmé avoir déjà chargé le Mossad, le service de renseignement israélien, et l’armée de faire tomber le régime iranien. Cette déclaration porte sur un objectif revendiqué par le dirigeant israélien : elle ne précise ni les moyens employés ni la date d’une éventuelle opération.1
Pour comprendre le calendrier, il faut donc séparer deux questions : celle d’une frappe préventive avant le scrutin israélien et celle d’une action future que Netanyahu lie à sa reconduction. Le soutien électoral de Trump ne les tranche pas. Le président américain appelle à voter pour Netanyahu afin de « terminer le travail » commencé ensemble, mais cet appui ne constitue pas l’annonce d’une opération à une date donnée.1
La réponse de Washington concerne une autre échéance et un autre acteur : les États-Unis n’attaqueront pas l’Iran avant le vote américain du 3 novembre, a déclaré Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison-Blanche. Cette limite ne vaut ni engagement israélien à s’abstenir ni annonce d’une attaque américaine après cette date. Les deux déclarations ne donnent donc pas un calendrier commun de reprise de la guerre : Netanyahu avance une condition politique, tandis que Washington exclut une intervention américaine pendant une période précise.1
La condition électorale reste elle-même incertaine. Le scrutin israélien de mardi est le premier depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 et les guerres qui ont suivi. Les sondages suggèrent une perte de sièges pour le Likoud, susceptible de priver la coalition de Netanyahu de sa majorité étroite, sans ouvrir pour autant une voie claire à ses adversaires. Son maintien au pouvoir, sur lequel repose sa promesse concernant l’Iran, n’est donc pas acquis.1
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