La réponse courte
Des frappes aériennes et des opérations terrestres israéliennes sont signalées ce samedi 31 octobre 2026 au matin dans les districts de Nabatiyé, Bint Jbeil et Marjeyoun, au sud du Liban. Au moins six sites sont concernés par les attaques. Des drones survolent également Tyr, ses environs et la banlieue sud de Beyrouth. Il faut distinguer ces deux périmètres : les survols signalés autour de la capitale ne constituent pas une annonce de bombardements sur Beyrouth.1
Dans le sud, les opérations signalées ne sont pas toutes de même nature. Des raids aériens ont visé notamment le secteur entre Nabatiyé el-Faouqa et Kfar Tibnit ainsi que les abords de Baraachit. Dans le district de Marjeyoun, une explosion provoquée par l’armée israélienne est signalée à Talloussa et des tirs de ratissage ont été effectués depuis le secteur de Khiam vers les terres agricoles d’Ibl el-Saqi. Autour de Tyr, les survols à basse altitude se sont étendus jusqu’aux rives du Litani, dans le secteur de Qasmiyeh.1
Ces opérations interviennent après les discussions militaires de Tampa des 20 et 21 octobre, organisées sous parrainage américain. Les rencontres se sont achevées sans percée concrète annoncée ni communiqué commun. Le retrait israélien du Liban et le désarmement du Hezbollah restent des points de désaccord. Cette succession de dates ne suffit toutefois pas à faire des opérations du 31 octobre une conséquence des discussions.1
L’accord-cadre conclu le 26 juin prévoit un retrait israélien progressif des territoires occupés, en contrepartie du déploiement de l’armée libanaise et du désarmement des groupes armés. Son application repose sur des « zones pilotes », mais elle reste limitée à trois localités : Froun, Srifa et Zawtar el-Gharbiyeh. La dispersion des attaques du 31 octobre et l’application de cet accord répondent donc à deux questions différentes : où des opérations ont-elles lieu, et où les engagements ont-ils été mis en œuvre ? Les incidents signalés ne permettent, à eux seuls, ni de tenir l’accord pour pleinement appliqué ni de conclure à son abandon.1
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