Accueil ActualitéIronheart : un début prometteur mais chaotique dans le MCU

Ironheart : un début prometteur mais chaotique dans le MCU

par Sara
France, USA

La série Ironheart fait son entrée dans le MCU avec un premier épisode qui divise déjà. Entre ambitions personnelles, IA sentimentale et gang masqué, Riri Williams se heurte autant au monde qu’à ses propres contradictions.

Ironheart - Disney+

Elle aurait pu être la relève de Tony Stark. Riri Williams, prodige scientifique de Chicago, débarque dans l’univers Marvel avec un bagage chargé : deuil familial, chute académique, ambition féroce et costume de métal bricolé maison. Mais dès ce premier épisode d’_Ironheart_, diffusé sur Disney+, l’armure s’écaille. Car si la série a de l’énergie à revendre, elle trébuche là où l’on attendait de la solidité : un antagoniste ridicule, des motivations confuses, et une héroïne moralement instable.

Un démarrage à toute vitesse pour une héroïne en chute libre

Virée du MIT après un incident en laboratoire, Riri retourne à Chicago, costume sous le bras et rancœur dans le cœur. Bien décidée à continuer coûte que coûte ses recherches sur l’IA, elle se lance dans la vente illégale de projets étudiants. C’est là que tout bascule : un gang la recrute — ou plutôt la piège dans un ascenseur toxique — pour tester sa valeur.

Ce gang est dirigé par Parker, alias Hood, qui cumule tous les clichés du méchant raté : cape ridicule, tatouage mystique et charisme d’huître. Sa présentation est si maladroite qu’elle désamorce toute tension dramatique. Comme le souligne Gabriel Rodrigues dans _The Review Geek_, « il ne ressemble pas à un méchant, n’agit pas comme un méchant, et son costume est un désastre visuel ».

Face à lui, Riri, incarnée par Dominique Thorne, tente de jouer la carte du génie marginal. Mais ses choix interrogent. Elle trahit son université, rejoint des voleurs sans réelle résistance, et se pose à peine de questions morales, à part poser une condition : ne pas blesser. Le contraste entre son deuil sincère et sa facilité à franchir les limites légales trouble autant le spectateur que le scénario.

Un deuil transformé en IA : Riri face au fantôme de Natalie

L’émotion, pourtant, n’est pas absente. L’un des moments les plus poignants survient lorsqu’en codant une nouvelle IA pour sa combinaison, Riri voit apparaître une projection numérique de sa meilleure amie décédée, Natalie. Rebaptisée N.A.T.A.L.I.E, cette entité née de souvenirs et d’algorithmes interpelle Riri avec une formule brutale : « Qui veux-tu que je sois, bish ? » Une scène aussi étrange que touchante, qui donne à la série un ton intime inattendu.

Ce procédé narratif, où l’IA devient mémoire, soulève des enjeux puissants sur le deuil, la culpabilité, et la place des morts dans nos créations technologiques. C’est là que la série touche juste. Et si _Ironheart_ évitait de tout gâcher avec ses moments de frime ou de pseudo-action forcée, cette intrigue seule mériterait l’attention.

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire