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Les forces israéliennes ont tué au moins neuf Palestiniens lors de nouvelles frappes à travers la bande de Gaza, a-t-on appris de sources médicales, poussant à une nouvelle détérioration du cessez‑le‑feu négocié par les États‑Unis en octobre. Parallèlement, l’armée israélienne a mené plusieurs raids dans le sud du Liban, visant des entrepôts présentés comme des dépôts d’armes du groupe armé Hezbollah.
Bilan à Gaza
Selon une source à l’hôpital Nasser, au moins cinq Palestiniens ont été tués dimanche dans la ville méridionale de Khan Younis. Le même interlocuteur précise que l’attaque s’est produite au‑delà de la « ligne jaune » où des troupes israéliennes sont stationnées dans l’enclave.
Par ailleurs, quatre autres Palestiniens sont morts lorsqu’une tente abritant des déplacés a été touchée dans le secteur d’al‑Faluja, dans le nord de Gaza, a indiqué une source à l’hôpital al‑Shifa. Ces bilans proviennent d’établissements médicaux locaux qui suivent la situation sur le terrain.
Réponse et revendications militaires
Israël n’a pas immédiatement commenté les décès rapportés par les hôpitaux. Dans la matinée, l’armée israélienne a affirmé avoir frappé un bâtiment dans une zone non précisée du nord de Gaza peu après que plusieurs combattants armés y eurent pénétré, tuant au moins deux d’entre eux.
Elle a également déclaré avoir abattu une autre personne qui, selon elle, aurait franchi la « ligne jaune » et représentait une « menace immédiate » pour ses forces. L’armée israélienne n’a toutefois pas publié de preuves publiques étayant ces allégations.
Frappes dans le sud du Liban
Dans le sud du Liban, l’armée israélienne a indiqué avoir frappé des entrepôts utilisés, selon elle, par le Hezbollah pour stocker des armes et des lanceurs. Aucun commentaire officiel immédiat n’est parvenu depuis Beyrouth sur ces frappes.
Le Hezbollah et Israël avaient conclu un accord de cessez‑le‑feu en novembre 2024, après des échanges d’attaques qui avaient débuté en 2023, en soutien aux Palestiniens. Malgré cet accord, les incidents entre les deux parties se poursuivent régulièrement.
Violations du cessez‑le‑feu et conséquences humanitaires
Les autorités à Gaza et au Liban affirment que l’armée israélienne lance presque quotidiennement des attaques malgré l’accord de cessation des hostilités. Depuis l’entrée en vigueur du cessez‑le‑feu négocié le 10 octobre, les autorités gazaouies font état de plus de 1 500 violations et recensent plusieurs centaines de tués et des milliers de blessés.
En outre, l’accès aux denrées alimentaires, aux médicaments, aux fournitures médicales et aux matériaux d’abris demeure sévèrement restreint, selon des rapports humanitaires. Environ 2 millions de Palestiniens vivent à Gaza, dont près de 1,5 million de déplacés internes, dans des conditions qualifiées de catastrophiques.
Du côté libanais, l’ONU a indiqué qu’en un an plus de 10 000 frappes aériennes et opérations terrestres avaient été menées depuis le territoire israélien, et son bureau des droits de l’homme a vérifié au moins 108 victimes civiles imputées aux attaques, dont des femmes et des enfants. L’organisation a aussi signalé des enlèvements de civils au cours de cette période.
La situation reste tendue des deux côtés de la frontière, alors que les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux nouvelles escalades et aux restrictions qui aggravent la crise humanitaire dans la région.