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La pêche aux engins, une pratique ancestrale, continue de faire partie intégrante du patrimoine halieutique en Charente-Maritime. Bruno Garcia, spécialiste reconnu de la pêche locale, éclaire cette tradition souvent méconnue, en soulignant son encadrement strict et ses aspects durables.
La pêche aux engins : une tradition ancienne et réglementée
Bruno Garcia rappelle que la pêche aux engins existait bien avant notre naissance. Si cette pratique est toujours autorisée aujourd’hui, elle est désormais très encadrée, contrairement à ce qui se passait il y a quelques décennies. Il tient à dissiper le mythe selon lequel les engins prélèveraient excessivement du poisson, surtout comparé à la pêche à la ligne. En réalité, chez les pêcheurs amateurs, la pression exercée par ces outils reste raisonnable et durable.
Quels sont ces engins de pêche ?
Pour faire simple, tout ce qui permet de capturer du poisson sans utiliser une ligne est considéré comme un engin. À l’exception du cordeau de fond, qui est une ligne utilisée sans canne, les outils comme le tramail, la nasse, la balance, le carrelet ou encore la carafe figurent parmi ces engins. Comme le soulignait un grand philosophe : « il vaut mieux un bel engin qu’une belle engine ».
La carafe, un engin singulier
La carafe est une sorte de bouteille en verre transparent d’une capacité de 2 litres. Chaque pêcheur détenteur d’une carte de pêche est autorisé à utiliser une seule carafe pour capturer des vairons, un petit poisson d’eau douce très prisé.
Le vairon : petit poisson aux grandes vertus
Le vairon, membre de la famille des cyprinidés, est le plus petit de cette famille qui inclut le gardon, la brème, la carpe, la tanche ou encore le carassin. Sa taille varie généralement entre 5 et 8 cm, à l’exception de la période de reproduction où il grossit un peu. Contrairement au carassin, le vairon est un poisson rhéophile, c’est-à-dire qu’il vit dans des cours d’eau dynamiques avec un courant soutenu, et ne supporte pas les milieux stagnants.
Pourquoi pêcher le vairon ?
Deux raisons principales motivent la pêche du vairon. Premièrement, c’est un poisson excellent à déguster, notamment en friture, à l’instar de l’éperlan. Un apéritif agrémenté d’une friture de vairons, même sans alcool, séduit toujours les convives. Deuxièmement, le vairon est un appât de choix pour la truite, qui fréquente les mêmes milieux dynamiques et en fait régulièrement son repas.
Où trouver les vairons en Charente-Maritime ?
Les vairons se concentrent principalement dans les têtes de bassin, des zones de cours d’eau vifs et dynamiques. On peut les observer en abondance sur l’amont de la Boutonne, l’Antenne, la Seugne, le Virson, la Gères, la Maine, et d’autres affluents. Cette espèce est très prolifique, ce qui est une bonne chose, car avec le début de l’irrigation des cultures, ces zones risquent d’être asséchées, impactant négativement les populations de vairons.
Informations pratiques et événements locaux
Le dimanche 11 mai, la compétition Carna Spring Jonzacais se tiendra sur le bassin de la Seugne. Cette compétition carnassier, bien que son nom soit anglophone, est une occasion exceptionnelle pour les pêcheurs. Lors de sa première édition, l’année dernière, de nombreux poissons ont été capturés. L’inscription coûte 12 euros, repas compris.
L’Association des Plaisanciers de la Rochelle (APLR) organise également des sorties mensuelles de pêche en mer, la prochaine ayant lieu le vendredi 9 mai. Il est important de noter que même les non-Rochelais peuvent adhérer et profiter de ces activités. La date limite d’inscription à cette sortie est fixée au lundi 5 mai 2025.
Images d’illustration de la pêche en Charente-Maritime



