La frégate Hermione, réplique de la navire du marquis de La Fayette, est au cœur d’une étape cruciale ce 28 janvier: le tribunal judiciaire de La Rochelle doit décider de l’avenir du navire immobilisé à Anglet depuis 2021 en raison de champignons qui rongent sa coque. L’association Hermione-La Fayette, propriétaire du navire, est en redressement judiciaire et risque la liquidation; les soutiens espèrent une solution qui permette de terminer les travaux et d’ouvrir le bateau au public.

À La Rochelle, le tribunal tranche sur l’avenir de L’Hermione
Le sort de l’Hermione se décide lors d’une audience au tribunal de commerce; trois dossiers de reprise sont en lice, mais aucune offre ne dispose encore d’un financement sûr pour boucler les travaux engagés en cale sèche à Bayonne. La décision, mise en délibéré, est attendue dans les jours à venir, selon Sud Ouest.
« La décision du tribunal devrait être mise en délibéré et connue d’ici une quinzaine de jours », selon Sud Ouest.
Pour l’association, les fonds proviennent des visites, des cotisations et des dons, mais n’ont pas suffi à préserver le calendrier et les coûts de restauration estimés à 10 millions d’euros.
« La restauration de la coque est estimée à 10 millions d’euros. Nous avons déjà investi 5 millions et on a fait plus de la moitié des travaux », a confié au Monde Emilie Beau, à la tête de l’association Hermione-La Fayette.
Trois propositions ont été évoquées: deux portées par d’anciens marins et un projet de la Corderie Royale de Rochefort visant à transformer Hermione en bateau-musée. Toutefois, selon les responsables, aucune offre n’a pour l’instant de financement assuré, et les porteurs restent en quête de partenaires.
Des projets de reprise en quête de financement
La frégate attire des candidatures diverses et l’objectif commun demeure d’achever les travaux, mais le manque de financement pousse les porteurs à envisager des modèles de gestion et des partenariats publics. Selon les sources, les visites, les cotisations et les dons ont alimenté la caisse sans suffire à réunir les 5 millions d’euros encore nécessaires.
La décision du tribunal, attendue dans les prochains jours, marquera l’orientation future du navire et son éventuelle poursuite comme site historique ou attraction.