Une vidéo publiée cette semaine montre Brigitte Macron en coulisses du spectacle d’Ary Abittan, où elle aurait prononcé la phrase «S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors» envers des militantes du collectif NousToutes. Selon l’entourage de l’épouse du président, ces propos visaient une critique de la méthode radicale employée par le mouvement et ne traduisent pas une position publique. La polémique s’est rapidement propagée sur les réseaux et dans les médias, relançant le débat sur le ton des échanges autour des violences faites aux femmes et des mobilisations féministes.
À Paris, la polémique autour des propos de Brigitte Macron sur les militantes
Les images évoquées ont été diffusées et relayées par plusieurs médias; elles montrent l’échange en coulisses lors du spectacle et la réaction initiale des proches de Brigitte Macron. Selon l’entourage à l’AFP, les propos visaient «une critique de la méthode radicale employée» par le collectif NousToutes.

Ary Abittan avait été accusé de viol en 2021 par une jeune femme, et le dossier a abouti à un non-lieu en appel. Cette affaire est mentionnée dans le cadre des échanges publics sur ce sujet.
Des personnalités du monde culturel ont aussi pris la parole; Judith Godreche a déclaré sur Instagram «Moi aussi je suis une sale conne, et fière de l’être.» et d’autres ont exprimé leur soutien au mouvement. D’autres voix ont contribué à amplifier le slogan #Salesconnes, en soutien aux militantes.
Réactions publiques et contexte politique
La polémique a suscité des réactions politiques et sociales variées. L’ex-président François Hollande a estimé sur RTL Matin que «Quand il s’agit de femmes qui protestent, même si on peut critiquer la forme, on ne prononce pas des mots de la sorte.»
Sur BlueSky, la députée EELV Sandrine Rousseau a publié le slogan «Mood #saleconne»; d’autres figures politiques ont dénoncé l’insulte et appelé à l’apaisement. Manuel Bompard a déclaré que la question des violences faites aux femmes et la manière de les aborder méritent un traitement plus nuancé, et que ces militantes ont le droit de penser ce qu’elles pensent. La militante et l’association NousToutes ont réagi en dénonçant ce type de propos: «Les ‘sales connes’ des assos comme Nous Toutes font plus le taf que ton mari, Brigitte».
Selon #NousToutes, environ 210 000 viols ou tentatives de viol sont commis chaque année en France; au 4 décembre 2025, l’association recensait 156 féminicides depuis le début de l’année. Le numéro 3919 «Violence Femmes Info» est mis en avant comme ressource pour les victimes.

Des proches des protagonistes et des commentateurs ont aussi évoqué les constatations publiques: Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a dénoncé les propos et appelé à l’apaisement, tandis que des soutiens féministes ont rappelé l’importance de la lutte contre les violences et les entraves à la parole des femmes.