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Républicains US soutiennent Trump après la capture de Maduro

par Sara
États-Unis,Venezuela

La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et l’annonce par Donald Trump que les États-Unis vont « diriger » le Venezuela ont provoqué un large écho à Washington. Immédiatement, la majorité des parlementaires républicains ont salué l’opération, tandis que quelques voix dissidentes au sein du mouvement MAGA ont exprimé surprise et réticences. Cette volte-face rappelle les débats anciens sur l’interventionnisme américain, alors même que Trump s’était longtemps présenté comme opposé aux « guerres de changement de régime ».

Soutien républicain majoritaire

Plusieurs piliers du Parti républicain ont félicité l’administration pour l’action menée contre Maduro. Le sénateur Lindsey Graham a salué l’opération comme « le début de la libération du Venezuela » et a insisté sur l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis face au trafic de stupéfiants dans la région.

Dans la même tonalité, d’autres élus ont loué ce qu’ils considèrent comme une action décisive contre les organisations criminelles. Par ailleurs, des commentateurs proches de la majorité ont évoqué les bénéfices politiques pour la présidence, certains allant jusqu’à célébrer la stature de Trump sur la scène internationale.

Critiques et réserves au sein du camp

Toutefois, le soutien n’est pas absolu. Des conservateurs traditionnellement hostiles aux interventions extérieures ont réagi de façon mitigée ou ironique. Par exemple, le représentant Matt Gaetz s’est moqué de la « capture » de Maduro en faisant référence à l’envoi de détenus vers des prisons d’Amérique centrale.

Le sénateur libertarien Rand Paul, défenseur d’un contrôle strict du pouvoir exécutif en matière de guerre, a exprimé une désapprobation prudente. Il a rappelé que les Pères fondateurs avaient limité le pouvoir présidentiel d’engager des hostilités sans mandat du Congrès, soulignant les coûts humains et financiers potentiels d’un changement de régime.

Questions constitutionnelles et légales

Plusieurs élus ont soulevé des interrogations sur la légalité de l’opération. Le sénateur Mike Lee a demandé si l’action pouvait être justifiée sans proclamation de guerre ni autorisation explicite du Congrès, avant de rapporter qu’on lui avait indiqué qu’il s’agissait d’un mandat d’arrêt exécuté par des forces américaines.

Ces débats relancent la question du partage des prérogatives en matière de recours à la force, et rappellent les controverses passées autour des interventions américaines sans vote législatif clair.

Dissidence et mises en garde

Quelques républicains ont ouvertement critiqué la décision, pointant l’incohérence avec les priorités domestiques. Marjorie Taylor Greene a dénoncé le « gaspillage » des ressources publiques pour des guerres étrangères et a remis en question le lien entre le régime vénézuélien et la crise des opiacés aux États-Unis.

De son côté, le représentant Tomas Massie a mis en garde contre les motivations réelles de l’opération, évoquant des enjeux pétroliers et le risque d’un afflux massif de réfugiés. Il a demandé que le Congrès se prononce clairement si le pays accepte de payer le prix humain et financier d’une intervention prolongée.

Incertitudes et risques d’une occupation

À court terme, l’opération est présentée par l’administration comme un succès : Maduro est sous garde américaine et Washington minimise pour l’instant le coût de l’action. Cependant, le brouillard des opérations et l’absence de schéma politique clair laissent planer de sérieuses incertitudes sur l’avenir du Venezuela.

Donald Trump n’a pas exclu le déploiement de forces au sol, ce qui ravive la crainte d’une occupation américaine et les comparaisons avec des interventions passées qui ont tourné à la longue guerre. De nombreux responsables mettent en garde contre les conséquences imprévues d’un changement de régime mené de l’extérieur, rappelant les erreurs et les coûts géopolitiques des conflits précédents.

Acteurs cités

  • Lindsey Graham – soutien affirmé, met l’accent sur la lutte contre le trafic de drogue.
  • Matt Gaetz – réaction moqueuse à la capture, ton critique vis-à-vis des méthodes.
  • Rand Paul – désapprobation mesurée, rappelle la nécessité d’un mandat du Congrès.
  • Mike Lee – questionne la base constitutionnelle de l’action.
  • Marjorie Taylor Greene – critique de l’intervention au regard des priorités nationales.
  • Tomas Massie – avertit sur les conséquences humanitaires et financières du « regime change ».
source:https://www.aljazeera.com/news/2026/1/4/us-republicans-back-trump-on-venezuela-amid-faint-maga-dissent

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