Dix personnes ont été interpellées le 1er décembre 2025 dans le cadre d’une opération menée par la section de recherches (SR) d’Orléans, avec l’appui de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante. Elles faisaient partie d’un réseau de vols d’engins de chantier qui sévissait depuis plusieurs mois, comme le précise la Direction générale de la gendarmerie nationale dans un communiqué publié samedi 6 décembre. Lors de l’arrestation des mis en cause ont été saisis \ »trois mini-pelles, 35 000 €, dix véhicules, une arme de poing ainsi que de plusieurs bijoux et terrains. La totalité des biens saisis est estimé à 380.000 €,\ » détaille la gendarmerie. Un mode opératoire bien rodé.
À Orléans et dans l’Eure-et-Loir, un réseau de vols d’engins démantelé
À l’origine de cette enquête menée par la SR Orléans et la brigade de recherches de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), des vols de mini-pelles et de véhicules utilitaires, constatés en début d’année 2025 dans l’Eure-et-Loir et dans l’Orne. «Les premiers éléments relevés orientent les investigations vers une équipe expérimentée de malfaiteurs», relate la gendarmerie. Une cellule nationale d’enquête est donc créée sous la direction du parquet de Chartres. Les enquêteurs confirment alors l’existence d’un réseau criminel structuré. Rien n’était laissé au hasard. «Pour commettre leurs méfaits, les mis en cause utilisaient des véhicules volés et des véhicules personnels pour se rendre en convoi sur les sites qu’ils avaient identifiés. Ils dérobaient alors des engins de chantier, plus particulièrement des mini-pelles et des camions plateaux.» Les investigations ont permis d’établir un préjudice estimé à plus d’1,5 million d’euros, les biens volés étant ensuite revendus via une filière de recel.
Un procès est prévu le 30 janvier 2026 pour ces faits. Parmi les mis en cause, six individus ont été déférés le 5 décembre et placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès; deux autres personnes sont convoquées devant le tribunal de Chartres, l’une comparaissant libre, l’autre étant déjà incarcérée.

Les enquêteurs indiquent que l’enquête a confirmé l’existence d’un réseau criminel structuré et qu’un travail coordonné s’est opéré entre les acteurs locaux et une cellule nationale d’enquête, permettant d’avancer sur la base d’éléments probants et de recel des biens volés.
Procès et suites judiciaires prévues à Chartres
Le parquet de Chartres poursuit les suites judiciaires après l’intervention des forces de l’ordre. L’enquête, menée par la SR d’Orléans et les brigades impliquées, a permis d’établir l’existence d’un réseau criminel structuré et a entraîné l’interpellation de plusieurs suspects dans le cadre d’une opération coordonnée entre les niveaux départemental et national.
Le procès, prévu le 30 janvier 2026, se concentrera sur les ramifications du réseau et sur les procédures liées au recel et au vol d’engins de chantier. Les autorités indiquent que d’autres suites judiciaires pourraient être engagées selon le déroulement des investigations et les éléments d’enquête encore recueillis.