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Retour à la guerre à Gaza : un scénario redouté par Israël
Le colonel Hatem Karim Al-Falahi, expert militaire et stratégique, a minimisé l’importance des déclarations de certaines personnalités israéliennes concernant un éventuel retour à la guerre dans le secteur de Gaza. Il a souligné que cela pourrait constituer le pire scénario pour l’armée d’occupation israélienne.
Contexte politique israélien
Israël fait face à des conflits internes et à une polarisation politique intense suite à la signature de l’accord sur Gaza. Dans ce contexte, le ministre des Finances israélien Bitzalel Smotrich a déclaré qu’il ferait tomber le gouvernement si l’armée ne reprenait pas les combats à Gaza d’une manière permettant une pleine domination et gestion de la région.
Pressions américaines et implications pour Israël
Le colonel Al-Falahi a indiqué qu’il était prématuré d’évoquer un retour à la guerre à Gaza. Il a fait référence aux pressions considérables exercées par les États-Unis sur Israël pour accepter l’accord d’échange de prisonniers et de cessez-le-feu.
Selon la position actuelle des États-Unis, Israël doit consulter les Américains avant d’envisager un retour à la guerre, ce qui signifie, selon le colonel Al-Falahi, que Tel Aviv ne pourra pas agir sans le feu vert américain.
Analyse des menaces politiques
Dans son analyse des événements à Gaza, le colonel Al-Falahi a noté que les menaces émises par des responsables politiques israéliens concernant un retour à la guerre entrent dans le cadre des pressions exercées sur Netanyahu pour éviter de passer à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu.
Il estime également que si la décision de retourner à la guerre est prise, elle ne viendra pas de l’institution militaire, mais de l’institution politique, car l’armée a récemment montré de nombreux signes d’échec et ses capacités militaires ont été compromises, comme le rapportent plusieurs études.
Échec et conséquences potentielles
Compte tenu de ses échecs, un retour au combat dans le secteur de Gaza représente le « pire scénario » pour l’armée d’occupation israélienne, selon le colonel Al-Falahi.
Quatar a annoncé le succès de la médiation qataro-égyptienne-américaine pour parvenir à un accord de cessez-le-feu à Gaza, qui a commencé à être mis en œuvre le 19 janvier. La première phase de cet accord dure 42 jours et inclut également deux phases supplémentaires, chacune d’une durée de 42 jours.