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Lors d’une interview accordée à NewsNation, Donald Trump a affirmé avoir donné « des instructions très strictes » pour « détruire » l’Iran si Téhéran tentait de l’assassiner, déclarant que les États-Unis riposteraient contre l’ensemble du pays en cas d’attaque dirigée contre lui. Ces propos, tenus à l’occasion de l’anniversaire de sa seconde investiture, relancent les inquiétudes sur une possible escalade entre Washington et Téhéran.
Déclaration musclée lors d’une interview
Interrogé dans l’émission Katie Pavlich Tonight sur NewsNation, Trump a répété que « si quelque chose se produisait, l’Iran serait entièrement détruit » et qu’il avait ordonné une riposte « très forte ». Il a également critiqué l’attitude de son prédécesseur, estimant que Joe Biden n’avait pas répondu avec assez de fermeté aux menaces iraniennes.
Par ailleurs, Trump a déclaré que « le président doit défendre le président », précisant qu’il agirait vigoureusement même si les menaces visaient « une personne et non le président ». Ces propos s’inscrivent dans une série de déclarations publiques visant à exercer une pression accrue sur le régime iranien.
Un déploiement naval américain en réaction
Selon des informations rapportées par l’agence Associated Press, le porte‑avions américain Abraham Lincoln a traversé le détroit de Malacca en direction de la mer d’Arabie et devrait atteindre la région du Moyen‑Orient dans les 72 heures. Le bâtiment aurait désactivé son système d’identification automatique (AIS) en entrant dans le golfe du Bengale et l’océan Indien, une mesure de sécurité opérationnelle courante.
Ce mouvement de forces navales intervient alors que les États‑Unis affichent une posture plus affirmée face à l’Iran, et s’inscrit dans le contexte des tensions récentes liées aux manifestations internes en Iran ainsi qu’aux déclarations publiques de responsables américains.
Réactions à Téhéran et montée des tensions internes
À Téhéran, des responsables iraniens ont réagi vivement. Le président iranien Masoud Pezeshkian a averti que toute attaque visant le guide suprême Ali Khamenei serait considérée comme une déclaration de guerre totale contre l’Iran. Ce message fait écho aux propos de Trump dans une interview antérieure avec Politico, où il estimait qu’il était temps de « chercher une nouvelle direction pour l’Iran ».
Les déclarations américaines interviennent sur fond de manifestations qui secouent l’Iran depuis la fin du mois de décembre, nées d’un mouvement de protestation initial dans le bazar de Téhéran contre la détérioration des conditions économiques, avant de prendre un caractère plus politique et généralisé.
Perspectives et risques d’escalade
Les menaces publiques de haut niveau et le mouvement de la flotte américaine traduisent une dynamique de pression et de dissuasion qui pourrait compliquer davantage les canaux diplomatiques. De fait, toute confrontation visant des dirigeants ou des symboles iraniens pourrait être interprétée à Téhéran comme une agression totale, avec des risques d’escalade régionale.
Alors que la communauté internationale suit de près ces développements, la prudence et la diplomatie restent des paramètres cruciaux pour éviter que les tensions verbales ne se transforment en actions militaires concrètes.