Une controverse autour de la classe Optimum de SNCF Voyageurs refait surface, alimentée par des débats sur l’inclusion des enfants à bord et les espaces dédiés aux familles et aux professionnels. Jean Castex, PDG de la SNCF, a déclaré être « sidéré » par l’ampleur de la polémique autour du concept « no kids » et des voitures TGV « sans enfants ». La SNCF rappelle que l’offre Optimum représente environ 8 % des places et vise des clients professionnels, tout en annonçant l’existence d’espaces familles et nurseries dans d’autres catégories. Des critiques politiques ont qualifié la communication de « formulation marketing maladroite » et l’affaire a conduit au retrait du document contesté.

Contexte et polémique autour de la classe Optimum
« C’est complètement fou » : Jean Castex, le PDG de la SNCF, s’est dit ce mardi « sidéré » par l’ampleur prise par la polémique « no kids » autour des voitures TGV « sans enfants » de la nouvelle classe affaires Optimum. « Dans nos trains, non seulement les enfants sont les bienvenus, mais ils sont surtout de plus en plus nombreux », a-t-il assuré lors d’un déplacement à la gare TGV de Lille-Europe. Selon lui, en 2025, 8,4 millions d’enfants ont pris le train sur le réseau SNCF, « une très forte progression par rapport à cinq ans auparavant ». « Si j’élargis aux familles, il y a 10-15 % de plus de familles à bord », des données « à des années-lumière des polémiques sur le « no kids » », a-t-il insisté.
« L’espace Optimum est utile, répond à un besoin spécifique », celui d’avoir « des espaces dédiés à l’activité professionnelle », mais ne remet pas en cause la présence d’enfants par ailleurs dans les TGV : « Il y a aussi des espaces nurseries, des espaces familles », a encore plaidé M. Castex. La SNCF avait rappelé que la classe Optimum était pensée « pour les attentes spécifiques de nos clients professionnels » et que l’absence de jeunes enfants (moins de 12 ans) n’avait « rien d’une nouveauté », puisque « c’était déjà le cas depuis des années » dans l’offre Business Première.
Réactions et implications pour les voyageurs
La controverse a éclaté lorsque des publications sur les réseaux sociaux ont pointé un document publicitaire indiquant que « pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants n’étaient pas acceptés ». De nombreuses personnalités politiques ont critiqué cette communication, et la SNCF a qualifié la formule de « marketing maladroite », qui a ensuite été retirée.
Jusqu’à présent le PDG de la SNCF n’avait pas publié publiquement de commentaire sur l’affaire; les places Optimum ne représenteraient que 8 % des places proposées et ne seraient accessibles que du lundi au vendredi, avec des tarifs spéciaux pour les enfants et les adolescents et des « espaces familles » proposés dans les TGV Inoui les week-ends, jours fériés et jours de départs en vacances.
Jean Castex a déclaré être disponible pour « toutes les associations de familles, des pouvoirs publics, pour encore améliorer la situation », et a répété que l’offre Optimum vise les besoins professionnels tout en restant attentive aux sensibilités des voyageurs.