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6 diabétiques sur 10 atteints de maladie du foie gras silencieuse

6 diabétiques sur 10 atteints de maladie du foie gras silencieuse

Par charles 2 min de lecture

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Les diabétiques de type 2 présentent un risque accru de maladie du foie gras, aussi appelée stéatose hépatique. Cette affection évolue souvent sans symptômes apparents et peut progresser vers une cirrhose ou un cancer du foie. Des recherches récentes estiment que près de 60 % des personnes atteintes de diabète de type 2 présentent une stéatose hépatique. Cette réalité souligne l’importance d’un dépistage précoce pour protéger la santé hépatique.

Une étude menée sur près de 300 patients

Près de 300 patients atteints de diabète de type 2 ont été inclus dans l’étude publiée dans le Journal of Internal Medicine. Grâce à des IRM avancées, les chercheurs ont constaté que 59 % présentaient une stéatose hépatique sans symptômes marquants. Parmi eux, 7 % montraient des signes précoces de cirrhose, une proportion plus faible que dans les cohorts hospitalisés. Le Dr Wile Balkhed, auteur principal, rappelle que « les personnes atteintes à la fois de diabète de type 2 et d’obésité constituent un groupe particulièrement à risque ». Dans notre étude, 13 % de ce groupe présentaient une cicatrisation hépatique précoce, contre seulement 2 % chez les diabétiques non obèses.

Comment savoir si on est à risque de maladie du foie gras ?

Le lien entre excès de sucre sanguin, obésité et atteintes hépatiques est de mieux en mieux documenté. Les chercheurs évoquent le syndrome métabolique, où plusieurs dérèglements s’accumulent : glycémie mal contrôlée, surpoids et triglycérides élevés. Le foie, véritable filtre de l’organisme, peut être sérieusement sollicité lorsque ces facteurs s’additionnent. La prévention repose sur une détection précoce et une prise en charge adaptée.

Autre outil utile, l’élastographie hépatique par échographie est une technique non invasive qui permet de mesurer la rigidité du foie et de suivre l’évolution chez les diabétiques.

Perdre du poids pour sauver le foie

Bonne nouvelle : la stéatose hépatique n’est pas irréversible. La réduction du poids peut diminuer la graisse hépatique et, dans certains cas, restaurer une fonction hépatique normale. Les auteurs rappellent qu’une perte de 5 à 10 % du poids corporel peut suffire à inverser certaines lésions. Le suivi des patients inclus se poursuit sur 5 ans afin d’identifier les profils les plus à risque et d’évaluer l’effet du régime et de l’activité physique sur l’évolution des lésions. Le message est clair : la stéatose hépatique n’est pas une simple conséquence du diabète, mais un signe que le foie est en souffrance et nécessite une démarche active de perte de poids pour améliorer la fonction digestive.

Des approches non invasives comme l’élastographie et une surveillance gastro-entérologique adaptée pourraient être déployées dans les cabinets pour mieux accompagner les diabétiques et prévenir les complications hépatiques à long terme.

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