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Un Besoin Naturel Ignoré
Qui n’a jamais eu une envie pressante dans les couloirs du métro, dans un centre commercial ou même dans la rue ? Pourtant, aucune toilettes publiques à l’horizon. C’est le combat de l’association AFA, qui reproche aux politiques publiques le manque d’accès pour ce besoin naturel.
Une Campagne Originale au Sénat et à l’Assemblée
À l’occasion de la journée mondiale des toilettes le 19 novembre dernier, l’association AFA Crohn RCH France a lancé la campagne « Action pressante ». Cette initiative a pris une tournure originale : lorsqu’ils se sont rendus aux toilettes, certains députés et sénateurs ont découvert sur chaque feuille de papier toilette des messages imprimés. Ces messages contiennent des témoignages de personnes ayant été refusées l’accès à des toilettes alors qu’elles en avaient un besoin urgent.
Des Témoignages Évocateurs
Un patient témoigne : « Je file dans le premier café et demande l’accès aux toilettes. On me le refuse. Je suis courbée, j’ai mal, je sens les gouttes de sueur sur mon visage. Je me crispe pour éviter de me faire dessus. » Ces récits soulignent la détresse que ressentent de nombreuses personnes lorsqu’elles ne peuvent pas accéder à des sanitaires.
Un Parcours du Combattant
L’accès aux toilettes est décrit comme un parcours du combattant et une source d’angoisse massive, surtout pour les 300 000 personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), mais aussi pour toute la population, notamment les femmes enceintes, les enfants, les seniors, les sans-abris, et ceux ayant une profession ambulante.
Une Proposition de Loi Déposée
Fin novembre 2023, des députés de La France Insoumise ont déposé une proposition de loi visant à augmenter le nombre de toilettes publiques en France. Ils affirment que trois quarts des communes n’offrent pas d’accès à ces installations. À titre d’exemple, la ville de Marseille ne compte que 46 sanisettes pour 870 000 habitants.
La députée Mathilde Hignet et François Piquemal proposent d’instaurer un quota de toilettes publiques d’une pour 2 500 habitants, avec une exigence de gratuité. « On ne peut pas monétiser un besoin primaire », a déclaré Mathilde Hignet lors d’une interview.