Aller au contenu

Jeudi 15 octobre 2026 Mis à jour à 20 h 21

Lire sans pub

Candida auris : un champignon résistant qui inquiète les experts

Par charles 2 min de lecture

Garder Discussion

Une menace émergente : Candida auris, un champignon résistant

Candida auris, identifié pour la première fois aux États-Unis en 2016, s’est rapidement imposé comme un champignon préoccupant à l’échelle mondiale. Sa capacité à infecter principalement des patients déjà gravement malades et à provoquer des formes sévères de maladie, voire des décès, alerte les professionnels de santé. Chaque année, le nombre de cas déclarés ne cesse d’augmenter, soulignant l’urgence de surveiller et maîtriser sa propagation.

Une résistance inquiétante aux trois principales classes d’antifongiques

Ce champignon se distingue par une résistance notable aux trois grandes classes de médicaments antifongiques, rendant son traitement particulièrement complexe. Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains, cette résistance aux antimicrobiens (RA) est un phénomène où les germes acquièrent la capacité de neutraliser les traitements conçus pour les éliminer, y compris les antifongiques.

Cette particularité a conduit les autorités sanitaires à qualifier Candida auris de « menace urgente de résistance aux antimicrobiens », car elle complique drastiquement la prise en charge des infections associées.

Les facteurs aggravants : abus d’antifongiques et environnement

La résistance aux antifongiques de Candida auris se développe progressivement sous l’effet de l’exposition répétée aux traitements, aussi bien en médecine humaine qu’animale, mais également dans les secteurs agricoles et industriels. L’usage excessif ou inapproprié de ces médicaments accélère ce phénomène, alertent les spécialistes.

Ce champignon peut se transmettre facilement au sein des établissements de santé, où les patients vulnérables, notamment ceux avec des systèmes immunitaires affaiblis, sont exposés. Les dispositifs médicaux comme les cathéters, sondes respiratoires ou d’alimentation constituent des portes d’entrée privilégiées pour l’agent pathogène.

Les patients infectés peuvent contaminer leur environnement : barrières de lit, poignées de porte, brassards de tensiomètre, autant de surfaces pouvant héberger Candida auris durant de longues périodes et faciliter sa propagation à d’autres individus.

Infections variées et symptômes associés

Candida auris est capable de provoquer une large gamme d’infections, allant des atteintes superficielles à des cas plus graves, notamment des infections sanguines. Les manifestations cliniques varient selon le site infecté :

  • Infection des voies urinaires
  • Infection de plaies
  • Atteinte des os

Les symptômes sont souvent similaires à ceux d’infections bactériennes classiques, comme la fièvre ou les frissons, et il n’existe pas de signes spécifiques permettant d’identifier facilement une infection à Candida auris.

Sa résistance aux traitements antifongiques signifie que les médicaments habituels peuvent être inefficaces, laissant le champignon se multiplier et compliquer la prise en charge médicale.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Santé

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte