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Comprendre le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM)

Par charles 1 min de lecture

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Le trouble dysphorique prémenstruel : un fléau méconnu

Selon l’association TDPM France, ce trouble toucherait 1,8 à 5,8 % des personnes menstruées et affecterait environ 5 % des femmes en âge de procréer.

Une maladie mentale et gynécologique

Le trouble dysphorique prémenstruel est reconnu à la fois comme une maladie mentale et une maladie gynécologique. Il est classé dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5 – 2013) et peut être diagnostiqué par un psychiatre ou un gynécologue. Un suivi d’au moins deux cycles menstruels consécutifs est nécessaire pour établir ce diagnostic. Bien que les causes exactes restent floues, des facteurs génétiques et environnementaux pourraient jouer un rôle.

Les symptômes dépressifs

Les symptômes du TDPM varient d’une personne à l’autre et d’un cycle à l’autre. Ils apparaissent généralement lors de l’ovulation (phase lutéale) et s’apaisent à l’arrivée des règles (phase folliculaire). Contrairement au syndrome prémenstruel (SPM), les symptômes du TDPM sont plus sévères et comprennent :

  • Anxiété
  • Humeur dépressive
  • Irritabilité
  • Labilité émotionnelle
  • Diminution de l’intérêt pour les activités habituelles
  • Fatigue excessive
  • Modification de l’appétit

Différences entre SPM et TDPM

Il est crucial de différencier le TDPM du syndrome prémenstruel (SPM) qui est généralement moins sévère. Selon le Dr Brigitte Letombe, gynécologue médical, le TDPM a un impact majeur sur les neurotransmetteurs. Les symptômes sont souvent psychologiques, tandis que le SPM est associé à des symptômes physiques ou émotionnels.

Un impact sur la vie quotidienne

Le TDPM peut entraîner des conséquences psychologiques et même psychiatriques. Des témoignages, comme celui de Priscilla, soulignent l’impact dévastateur que cela peut avoir sur la vie quotidienne, les relations et la carrière.

Quid des traitements ?

Les traitements du TDPM sont variés et doivent être personnalisés. Ils peuvent inclure des antidépresseurs, des traitements hormonaux et des approches non médicamenteuses, telles que la thérapie cognitivo-comportementale. Toutefois, aucun traitement ne garantit une guérison totale.

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