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Découverte scientifique prédit le risque de démence

Par Sara 2 min de lecture

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Découverte scientifique prédit le risque de démence avant les premiers symptômes

Une avancée majeure dans la recherche sur la démence

Des scientifiques chinois ont franchi une étape significative dans la lutte contre la démence. Après une étude approfondie, ils ont identifié des biomarqueurs protéiques dans le plasma, qui peuvent prédire le risque de démence jusqu’à 15 ans avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie.

Le plasma, constitué à 55% du sang, joue un rôle crucial dans plusieurs fonctions vitales de l’organisme, comme la récupération après une blessure, la distribution de nutriments, l’élimination des déchets, et la prévention des infections. Cette découverte pourrait révolutionner la manière dont nous abordons la prévention et le traitement précoce de différentes formes de démence.

Une étude de longue haleine

La recherche menée par l’équipe de l’Université de Fudan à Shanghai sur plus de 52 645 adultes non atteints de démence, et ce, pendant une période moyenne de 14 ans, a permis de mettre en lumière cette révélation. En analysant 1 463 types de protéines plasmatiques, les chercheurs ont découvert que les niveaux de quatre protéines spécifiques – GFAP, NEFL, GDF15 et LTPB2 – étaient étroitement liés aux cas de démence, incluant la maladie d’Alzheimer et la démence vasculaire.

Ces résultats suggèrent que les individus présentant des niveaux élevés de la protéine GFAP sont 2,32 fois plus susceptibles de développer une démence. Plus impressionnant encore, les variations des protéines GFAP et NEFL ont été observées jusqu’à 15 ans avant le diagnostic de démence.

Une précision impressionnante dans la prévision

Cheng Wei, le chercheur principal et chef de l’équipe scientifique, a souligné l’efficacité remarquable du modèle prédictif étudié. Ce dernier serait capable de prédire le risque de démence avec une précision de 85% dix ans avant le diagnostic officiel de la maladie. Cette précision pourrait même atteindre plus de 90% si la période de prévision est étendue à 15 ans avant l’apparition de la démence.

La protéine GFAP est décrite par Wei comme un biomarqueur idéal pour la prédiction de la démence, promettant une avancée significative dans la détection précoce et la prise en charge de cette maladie qui affecte des millions de personnes à travers le monde.

Cette découverte pourrait ouvrir la porte à de nouvelles approches préventives et à une meilleure qualité de vie pour les individus à risque, marquant un pas de géant dans le domaine de la recherche sur la démence et la neurologie.

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