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Mythes de la santé intestinale
« Ne mange pas trop de chocolat, tu vas avoir une crise de foie », « il ne faut pas consommer de gluten pour être en bonne santé », certaines croyances de ce type, souvent liées à l’alimentation, ont la vie dure. Quels sont les plus grands mythes sur la santé intestinale ?
La crise de foie n’existe pas
Le professeur David Laharie, gastro-entérologue au CHU de Bordeaux et Président du groupe d’étude thérapeutique des affections inflammatoires du tube digestif (GETAID), clarifie que le mythe le plus courant est celui de la crise de foie. « Cela vient du langage populaire mais c’est n’importe quoi. Ce n’est jamais le foie qui est malade mais le tube digestif, il s’agit d’un problème intestinal. »
L’alimentation ne remplace pas les traitements
Pensant que l’alimentation pourrait suffire à résoudre des problèmes de santé, beaucoup négligent leurs traitements médicaux. « On le voit depuis le Covid, les gens sont pleins de certitudes à ce sujet, ils arrêtent leurs traitements médicamenteux pour se tourner vers des régimes alimentaires inappropriés, pouvant induire des maladies et des carences. » souligne le professeur Laharie.
Le sans gluten : à utiliser avec précaution
Le professeur explique que le régime sans gluten n’est recommandé que pour les cas de maladie cœliaque. « Les personnes qui digèrent mal le gluten peuvent suivre un régime pauvre en gluten, mais les autres ne devraient pas le faire. Les régimes sans gluten, sans lactose, etc., ne sont pas nécessairement bénéfiques pour le microbiote. »
Persistance des mythes
La désinformation contribue à la confusion des Français sur la santé intestinale. « Sur un plateau télévisé, un sportif ou un politique peut donner un avis sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas », alerte le professeur. Cette situation a poussé certaines personnes vers des régimes alimentaires nuisibles.
Propositions pour améliorer la santé intestinale
Pour améliorer la connaissance des Français sur la santé intestinale, le Pr Laharie prône de meilleures habitudes alimentaires dès le plus jeune âge. « Les publicités des marques de malbouffe devraient être taxées pour financer la sécurité sociale. »