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Dépistage de la soumission chimique : l’appel de l’Ordre des médecins

Par Sara 2 min de lecture France

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Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) appelle ce jeudi 24 octobre les pouvoirs publics à rendre « accessibles et remboursables » les tests permettant de détecter une soumission chimique, y compris sans dépôt de plainte, dans le but d’améliorer la prise en charge des potentielles victimes.

Qu’est-ce que la soumission chimique ?

La soumission chimique désigne l’administration de substances psychoactives à un individu, souvent une femme, à son insu, à des fins d’agression et de viol. Ce phénomène prend une ampleur préoccupante, notamment à travers des affaires médiatisées.

L’emblématique procès de Mazan, dans le sud de la France, où 51 hommes sont jugés, a mis en lumière cette problématique. Dominique Pelicot, un septuagénaire, est accusé d’avoir recruté des dizaines d’hommes sur internet pour violer son épouse droguée aux anxiolytiques pendant dix ans.

Une fresque en soutien à Gisèle Pelicot, victime de soumission chimique.

Coût des tests de dépistage

Actuellement, le coût des « tests et analyses » permettant de détecter ces substances peut atteindre jusqu’à 1 000 euros. L’unique façon d’obtenir un remboursement est de déposer plainte, ce qui constitue un frein pour de nombreuses victimes. Le Cnom déplore que ces tests soient limités aux laboratoires de toxicologie experts.

De plus, les victimes de soumission chimique se trouvent souvent dans une situation délicate, empêchées par l’amnésie qui peut résulter de l’administration de substances. Cela complique considérablement la démarche de dépôt de plainte, rendant d’autant plus nécessaire une intervention de dépistage précoce et accessible à tous, sans condition de ressources.

Importance de la formation médicale

Les médecins, souvent en première ligne pour recevoir et accompagner ces victimes, doivent être formés à identifier les signes de soumission chimique. Ils doivent également disposer des outils nécessaires pour confirmer la présence de ces substances, afin de mieux soutenir les victimes dans leur parcours.

Prescription médicale et accès à la justice

Prendre en charge ces tests sur prescription médicale via l’Assurance maladie permettrait d’encourager plus de victimes à se faire dépister rapidement. Cela renforcerait leur accès à la justice et aux soins appropriés, soulignant ainsi la gravité et l’urgence de ce problème de santé publique.

Le sujet a également été mis en lumière lorsque la députée centriste Sandrine Josso a porté plainte en novembre 2023 contre Joël Guerriau, un sénateur, qu’elle accuse de l’avoir droguée dans le but de l’agresser sexuellement.

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