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Déserts médicaux : l'UFC Que Choisir alerte sur les inégalités croissantes

Déserts médicaux : l’UFC Que Choisir alerte sur les inégalités croissantes

Par charles 2 min de lecture

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En France, les déserts médicaux se renforcent selon l’UFC Que Choisir, qui révèle une dégradation majeure de la répartition des médecins dans près de trois quarts des départements sur la dernière décennie. Le baromètre, fondé sur les données du Conseil National de l’Ordre des Médecins, suit l’évolution de l’installation des médecins entre 2014 et 2024.

A touché le fond, mais (se) creuse encore

La fracture sanitaire se creuse, selon l’association. Les territoires déjà en difficulté il y a dix ans – souvent ruraux ou périurbains – voient leur densité médicale reculer encore. À l’inverse, de nombreux départements déjà favorisés attirent davantage de professionnels, renforçant les inégalités territoriales. Les départements d’Outre-mer ne sont pas épargnés par ce phénomène.

  • 73 départements ont subi une baisse de leur densité médicale entre 2014 et 2023.
  • Parmi les 50 départements les moins bien dotés en médecins par rapport à la population en 2014, 44 ont vu leur situation continuer à se détériorer.
  • A contrario, parmi les 50 départements les mieux pourvus en 2014, 22 enregistrent une amélioration du nombre de médecins par habitant.
  • Les 10 départements les moins bien dotés en 2014 comptaient environ 18,6 médecins pour 10 000 habitants, chiffre tombé à 16 pour 10 000 en 2023.
  • Dans le même temps, les 10 départements les mieux dotés ont observé une légère hausse de leur densité médicale, passant de 44,04 à 44,16 médecins pour 10 000 habitants entre 2014 et 2023.

Réguler mais pas seulement

Précisant que cette dégradation de l’accès aux soins concerne toutes les professions libérales inscrites à l’Ordre et toutes spécialités confondues, l’UFC Que Choisir estime que ces chiffres démontrent l’inefficacité des politiques publiques menées jusqu’à présent.

L’association se positionne en faveur d’une régulation de l’installation des médecins en France, qui s’impose plus que jamais selon elle, et appelle le Sénat à l’adopter sans délai, suite au vote favorable de l’Assemblée nationale. Toutefois, elle nuance que cette mesure ne peut à elle seule suffire à combler le retard accumulé. Elle appelle l’État à réinvestir massivement dans la formation des nouveaux médecins et les infrastructures médicales, en ville comme à l’hôpital, et à mettre fin aux pratiques de dépassements d’honoraires, les nouveaux médecins s’inscrivant majoritairement dans des départements où les dépassements d’honoraires sont élevés, notamment lorsque la densité médicale y est plus favorable.

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