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Vendredi 16 octobre 2026 Mis à jour à 22 h 03

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Grippe aviaire : qui est plus résistant, seniors ou enfants ?

Par charles 2 min de lecture

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Le privilège de l’âge. Voici une manière concise et poétique de résumer les résultats d’une étude récente sur la grippe aviaire, menée par l’Université de Pennsylvanie aux États-Unis et publiée dans la revue Nature Medicine.

Cette recherche met en lumière que les personnes âgées disposent d’une meilleure défense immunitaire contre le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire. En effet, les seniors bénéficient d’une immunité croisée : leurs expositions antérieures à certaines souches de virus de la grippe saisonnière renforcent leur capacité à se protéger face au H5N1. Plus précisément, les individus âgés ayant été en contact avec des virus grippaux antérieurs à 1968 montrent une plus grande probabilité de développer des anticorps spécifiques contre ce virus.

Vaccination : cibler en priorité les enfants

Les chercheurs ont analysé des échantillons sanguins de plus de 150 personnes nées entre 1927 et 2016 pour détecter la présence d’anticorps dirigés contre les protéines caractéristiques de différents virus grippaux, y compris le H5N1. Ils ont observé que l’année de naissance influençait fortement la quantité d’anticorps anti-H5N1 présents dans le sang.

Les enfants en bas âge, qui n’ont pas été exposés aux virus de la grippe saisonnière, présentent de faibles taux d’anticorps capables de neutraliser le virus H5N1. Ils sont donc plus susceptibles de développer des formes sévères en cas de pandémie liée à la grippe aviaire.

Les résultats suggèrent également que les jeunes adultes et les enfants tireraient un bénéfice accru des vaccins contre le H5N1, en raison de l’absence d’immunité croisée naturelle.

Priorité à la vaccination des enfants selon les experts

Scott Hensley, professeur de microbiologie et auteur principal de l’étude, déclare : « En cas de pandémie de H5N1, toutes les tranches d’âge seront probablement très vulnérables, mais il est possible que la charge de morbidité soit la plus lourde chez les enfants ».

Il précise : « Si tel est le cas, les enfants devraient être prioritaires pour la vaccination contre le H5N1 ». Cette recommandation tient compte de la nécessité de protéger en priorité les populations les plus à risque, afin de limiter au mieux les conséquences sanitaires d’une éventuelle crise pandémique.

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