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Inhaler du menthol pourrait ralentir la maladie d'Alzheimer selon une étude

Inhaler du menthol pourrait ralentir la maladie d’Alzheimer selon une étude

Par charles 2 min de lecture

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Des chercheurs espagnols de l’Institut CIMA (Université de Navarre) ont livré une découverte surprenante sur l’influence des odeurs sur le cerveau. Dans une étude menée sur des souris et publiée sans lien externe, ils démontrent que l’inhalation de menthol pourrait ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer. Dirigée par l’immunologiste Juan José Lasarte, cette étude révèle qu’une exposition contrôlée au menthol réduit l’inflammation cérébrale et préserve la mémoire.

Pour comprendre le mécanisme observé, les chercheurs s’appuient sur le canal olfactif.

Tout passe par le canal olfactif

Pendant six mois, des souris ont inhalé du menthol une semaine par mois. Les scientifiques ont ensuite évalué leurs performances dans un test de conditionnement à la peur et les ont comparées à des souris non exposées. Les cerveaux des animaux ont aussi été analysés pour mesurer les niveaux d’inflammation.

Les résultats montrent que l’inhalation de menthol réduit significativement les niveaux d’interleukine‑1‑beta (IL‑1β) dans le cortex préfrontal, un marqueur clé de l’inflammation cérébrale. Une exposition de six mois prévient la détérioration cognitive typique des modèles animaux de la maladie d’Alzheimer. Le mécanisme mis en lumière relie odorat, système immunitaire et cerveau. Par ailleurs, les chercheurs démontrent que l’induction d’une anosmie pharmacologique (perte d’odorat) efface l’effet bénéfique du menthol sur la mémoire, confirmant que l’action passe bien par le nez. En somme, c’est le canal olfactif qui déclenche une cascade immuno‑anti‑ inflammatoire bénéfique au cerveau.

Et l’humain dans tout ça ?

Perspectives pour l’humain et les thérapies douces

Bien que les résultats obtenus chez la souris soient prometteurs, les auteurs préconisent la prudence. Il faudra confirmer ce mécanisme chez l’humain avant d’envisager un protocole d’inhalation ou de spray de menthol destiné à freiner la maladie chez les patients atteints d’Alzheimer.

Cette étude ouvre néanmoins une voie nouvelle pour des thérapies douces, avec une approche centrée sur l’olfaction et le système immunitaire, mais davantage de recherches sont indispensables chez l’humain.

  • Validation du mécanisme chez l’homme nécessaire avant toute application clinique.
  • Développement potentiel de thérapies douces basées sur l’olfaction, avec surveillance des effets inflammatoires.
  • Approche combinée possible avec les traitements existants de la maladie d’Alzheimer.

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