Aller au contenu

Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 23 h 35

Lire sans pub

La pigmentation de la peau influence l’efficacité des médicaments

Par charles 2 min de lecture

Garder Discussion

Pourquoi certains médicaments ne fonctionnent pas de la même manière

Vous avez la même maladie que votre compagnon. Vous consultez le même médecin, qui vous prescrit le même traitement. En une semaine, il est guéri, mais vous ne l’êtes pas. Pourquoi cela ? La pigmentation de la peau pourrait avoir un rôle décisif.

Une étude récente parue dans Human Genomics suggère que la pigmentation de la peau agit comme une « éponge » pour certains médicaments, ce qui peut influencer la vitesse à laquelle ces médicaments atteignent leur cible dans l’organisme. Malheureusement, les tests sont souvent menés principalement sur des individus à peau blanche, ce qui suscite des inquiétudes parmi les chercheurs.

L’impact de la mélanine sur le traitement médicamenteux

D’après les chercheurs, plusieurs médicaments et composés peuvent se lier aux pigments de mélanine présents dans la peau, ce qui pourrait affecter leur biodisponibilité et leur efficacité en fonction de la couleur de peau des patients.

Simon Groen, professeur adjoint en biologie à l’Université de Californie à Riverside, affirme que les implications de la mélanine, notamment concernant la sécurité et le dosage des médicaments, ont été souvent négligées. Cela pose un problème en matière d’efficacité des dosages standards pour les personnes ayant des tons de peau variés.

Les défis des traitements pour l’arrêt du tabac

Un exemple frappant est celui des patchs de nicotine. La recherche montre que la nicotine pourrait interagir différemment en fonction de la pigmentation de la peau, soulevant des interrogations sur l’efficacité de ces patchs pour les fumeurs à la peau plus foncée. « Ne trompons-nous pas ces fumeurs en leur suggérant ces patchs ? » interroge Groen.

Vers une recherche plus inclusive

Pour remédier à cette situation, les scientifiques suggèrent de recourir à des modèles de peau humaine en 3D dotés de divers niveaux de pigmentation. « Nous entrons dans une ère où l’inclusion est une nécessité », conclut Sophie Zaaijer, chercheuse affiliée à l’UC Riverside.

Ils encouragent également un questionnement accru quant à la sécurité des médicaments, notamment pour les populations d’origines diverses, afin de garantir que tous aient un accès équitable aux traitements.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Santé

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte