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La vitamine K : un allié méconnu pour freiner Alzheimer

Par charles 2 min de lecture

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Il existe des vitamines dont on parle constamment, comme la vitamine C ou la vitamine D, tandis que d’autres, telles que la vitamine K, restent largement méconnues. Longtemps cantonnée à un rôle unique dans la coagulation sanguine, la vitamine K pourrait en réalité jouer un rôle essentiel dans la préservation des fonctions cognitives au fil du vieillissement.

Une étude récente menée par des chercheurs de l’Université Tufts aux États-Unis, et publiée dans The Journal of Nutrition, met en lumière l’impact potentiel d’un déficit en vitamine K sur la santé cérébrale. Selon ces travaux, un manque de vitamine K pourrait augmenter le risque de maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

Impact de la vitamine K sur le cerveau

Les chercheurs ont suivi deux groupes de souris d’âge moyen : l’un soumis à un régime pauvre en vitamine K, l’autre nourri avec un régime standard. Après six mois, les résultats ont été frappants :

  • Les souris déficientes en vitamine K ont présenté des difficultés significatives dans des tests de mémoire et d’apprentissage, notamment pour la reconnaissance d’objets et la navigation dans un labyrinthe aquatique.
  • Les analyses des tissus cérébraux ont révélé une diminution marquée de la neurogenèse dans l’hippocampe, une zone clé de la mémoire.
  • Une augmentation de l’inflammation cérébrale a également été constatée chez ces souris.

Ces observations suggèrent que la vitamine K joue un rôle direct dans le maintien de la santé neuronale, en soutenant la formation de nouveaux neurones et en limitant l’inflammation.

Pourquoi la vitamine K reste-t-elle méconnue ?

Moins populaire que d’autres vitamines, la vitamine K est pourtant indispensable à plusieurs fonctions biologiques majeures :

  • Coagulation sanguine
  • Santé osseuse

Elle existe sous deux formes principales :

  • Vitamine K1 (phylloquinone), présente dans de nombreux légumes à feuilles vertes comme les épinards ou le chou frisé.
  • Vitamine K2 (ménaquinone), que l’on trouve dans des aliments fermentés tels que le natto ou certains fromages.

Cette vitamine demeure relativement oubliée, notamment parce qu’une carence modérée ne provoque pas de symptômes immédiats, ce qui diminue sa priorité dans les recommandations nutritionnelles. Pourtant, les résultats de cette étude américaine invitent à reconsidérer son importance pour la santé cérébrale et la prévention des troubles neurodégénératifs.

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