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Une alerte lancée par l’ANSM
Grâce aux alertes de ses homologues européens, l’ANSM a été informée de la diffusion d’une publicité faisant la promotion d’un traitement anticancéreux illégal, désigné sous le nom d’« immunothérapie par cellules dendritiques », sur les sites internet des entreprises irlandaises Immucura et Immunyo, ainsi que de la société suisse Iaso Health GmbH.
Une diffusion sans aucune autorisation
Il n’est pas permis de faire la publicité d’un médicament sans avoir préalablement obtenu le visa de l’agence du médicament. Ces sociétés présentent de manière infondée leur traitement comme une solution efficace contre le cancer, ajoutant qu’il serait « dépourvu d’effets indésirables ». Ces affirmations ont suscité l’inquiétude au sein de l’ANSM, car cette thérapie n’a reçu aucune autorisation de mise sur le marché en Europe.
Réactions de l’ANSM
Alexandre de La Volpilière, directeur général adjoint chargé des opérations de l’ANSM, a déclaré à l’AFP que ces sociétés doivent « retirer immédiatement ces contenus » pour protéger les patients et éviter qu’ils n’aient recours à des traitements dont l’efficacité et la sécurité sont inconnues. Des sanctions pénales pourraient être appliquées si la publicité n’est pas supprimée.
Des investigations en cours
L’ANSM ne compte pas en rester là et poursuit les investigations en collaboration avec ses homologues européens, se réservant le droit de saisir le procureur de la République et de signaler le contenu sur le portail officiel de signalement des contenus illicites de l’Internet (PHAROS).
À ce jour, aucun patient français n’a été identifié comme ayant reçu ce traitement, mais des articles de presse et discussions en ligne laissent penser que certains pourraient s’y intéresser, allant jusqu’à se rendre en Allemagne pour se faire administrer cette thérapie.
Un traitement controversé
Sur leurs sites Internet, les trois entreprises font la promotion d’une thérapie « révolutionnaire », « abordable », « douce » et « naturelle ». Toutefois, l’ANSM reste prudente, précisant qu’il s’agit d’une thérapie potentiellement prometteuse, mais pour laquelle il n’existe pas encore de résultats suffisants pour justifier une mise sur le marché.