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Le flufénacet : Un herbicide complexe en France et en Europe

Par charles 2 min de lecture

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Le flufénacet, un perturbateur endocrinien

Reconnu comme perturbateur endocrinien par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) le 27 septembre 2024, le flufénacet est surtout employé dans les grandes cultures céréalières.

La France est-elle à l’aube d’une nouvelle crise sanitaire touchant l’eau ? C’est ce qui inquiète plusieurs ONG, dont Générations futures, qui a annoncé avoir demandé l’interdiction immédiate de produits à base de flufénacet. L’association a rappelé qu’il s’agissait d’un perturbateur endocrinien et que son usage conduit à des pollutions des eaux au TFA (acide trifluoroacétique).

L’eau potable menacée de non-conformité

Très persistante et non réglementée, cette molécule est issue de la dégradation de certains polluants éternels appelés PFAS, des substances présentes dans des revêtements antiadhésifs de poêles, des mousses anti-incendie ou des cosmétiques. C’est en se dégradant dans l’environnement que le flufénacet contamine l’eau potable.

Les risques de contamination des eaux souterraines sont « connus, évalués et disponibles dans le dossier depuis 2017 ». « Il fait plus de sept ans que la France est au courant », a déclaré Pauline Cervan, la toxicologue de Générations futures. Lors d’une conférence de presse en ligne, elle a expliqué que le TFA n’est « pas encore inclus dans le contrôle de l’eau potable en France », mais va « finir par l’être de façon assez certaine ». Elle a souligné qu’« une grande partie de l’eau potable deviendrait non conforme » si des mesures ne sont pas prises.

Une substance amenée à disparaître

Face à cette situation, 49 organisations environnementales ont exhorté la Commission européenne et les États Membres à interdire le flufénacet au niveau européen.

De son côté, le ministère de la Transition écologique a signalé que le flufénacet est une « substance qui est candidate à la substitution » par une alternative dont la fin d’approbation est prévue pour juin 2025. Étant donné son caractère perturbateur endocrinien, elle ne devrait pas être réapprouvée.

« Nous serons vigilants à suivre les décisions de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement) à ce sujet. Notre position est toujours la même : lorsqu’un produit phytosanitaire est prouvé comme ayant un impact sanitaire avéré, nous sommes pour l’interdiction de son utilisation », a ajouté le ministère.

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