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Vendredi 16 octobre 2026 Mis à jour à 19 h 03

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Le plus petit pacemaker au monde : innovation médicale révolutionnaire

Par charles 1 min de lecture

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Le plus petit stimulateur cardiaque au monde a récemment été développé par les ingénieurs de la Northwestern University. Mesurant seulement 1 millimètre d’épaisseur pour 3,5 millimètres de longueur, ce dispositif miniature peut tenir dans l’embout d’une seringue et être injecté de façon non invasive dans le corps humain.

Cette innovation, dévoilée dans la revue Nature, est également biodégradable. Tous ses composants sont biocompatibles et se dissolvent naturellement dans les fluides corporels, éliminant ainsi la nécessité d’une extraction chirurgicale après usage.

Un pacemaker adapté au cœur des nourrissons

Ce pacemaker révolutionnaire est particulièrement destiné aux nouveau-nés souffrant de malformations cardiaques congénitales. Environ 1 % des enfants naissent avec ces anomalies. Selon le Pr John Rogers, responsable du projet à la Northwestern University, « ces enfants ont souvent besoin d’une stimulation cardiaque temporaire après une intervention chirurgicale. Désormais, nous pouvons placer ce minuscule stimulateur directement sur leur cœur et le contrôler via un dispositif portable, souple et délicat. Aucune opération supplémentaire n’est alors requise pour le retrait du pacemaker ».

Une avancée technologique majeure

Ce pacemaker sans fil, destiné aussi aux patients adultes en convalescence après une chirurgie cardiaque, marque une véritable percée médicale grâce à plusieurs caractéristiques clés :

  • Absence de fils et de batteries externes : Contrairement aux pacemakers temporaires traditionnels, ce dispositif fonctionne sans fils, ce qui réduit nettement les risques d’infection et de complications.
  • Alimentation innovante : Il utilise une pile alimentée par les fluides corporels, convertissant l’énergie chimique en impulsions électriques pour stimuler le cœur.
  • Composants biorésorbables : Les éléments électroniques se dissolvent sans danger dans l’organisme, à l’image des sutures résorbables utilisées en chirurgie.

Les premiers tests réalisés sur des animaux comme des souris, rats, porcs et chiens, ainsi que sur des tissus cardiaques humains en laboratoire, ont donné des résultats encourageants. Les chercheurs espèrent entamer les essais cliniques sur l’homme d’ici deux à trois ans, ouvrant la voie à une nouvelle ère dans le traitement des troubles cardiaques infantiles et adultes.

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