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Une jeune femme révèle comment sa consommation quotidienne de kétamine l’a laissée avec une vessie de la taille d’un verre à shot, nécessitant des allers-retours aux toilettes plus de 50 fois par jour.
Une addiction progressive
Paige Collins a essayé la kétamine, drogue de classe B, à l’âge de 19 ans lors d’une soirée entre amis. Ce qui a commencé comme une consommation occasionnelle est rapidement devenu une habitude quotidienne, où elle sniffait entre 5 et 10 grammes par jour, dépensant environ 1 000 euros par mois. Les sites de réduction des risques liés aux drogues avertissent qu’une dose de 150 mg est déjà considérée comme « lourde ».
Des symptômes alarmants
Au cours de trois années de consommation, Paige, aujourd’hui âgée de 25 ans, a commencé à ressentir des douleurs horribles et a constaté qu’elle urinait une substance gélatineuse. À l’apogée de son addiction, elle était clouée chez elle, luttant pour manger, boire ou dormir, ne sortant de son lit que pour aller aux toilettes.
Des révélations médicales
Lors d’une échographie, les médecins ont découvert que l’usage chronique de la kétamine avait considérablement rétréci sa vessie, qui n’était plus capable de contenir que 30 ml, soit juste un peu plus qu’un verre à shot. Malgré neuf mois de sevrage, Paige ne peut toujours pas travailler à cause de problèmes liés à sa vessie, et elle souhaite partager son expérience pour alerter les autres sur les dangers de cette drogue.

Un parcours de rétablissement
Paige raconte : « Quand j’ai compris que ma vessie ne pouvait contenir que 30 ml, j’ai été choquée. On m’a dit que les dommages étaient irréversibles, il n’y a rien que je puisse faire pour la retrouver comme avant. » Elle suit actuellement un traitement d’instillation de la vessie, où un médicament liquide est inséré pour soulager la douleur et l’inflammation, ainsi que pour étirer sa vessie.
Un avertissement pour les autres
« La kétamine était pour moi un moyen d’échapper à la réalité, et je sais que c’est le cas pour beaucoup d’autres. Je souhaite sensibiliser les gens aux douleurs physiques et émotionnelles que cela m’a causées, et je ne souhaite cela à personne », conclut-elle.