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Les dangers du yoyo pondéral sur la santé

Par charles 2 min de lecture

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Le yoyo pondéral : un impact néfaste sur la santé

Faire le yoyo avec son poids est très mauvais pour la santé. Les fluctuations fréquentes de régime alimentaire peuvent avoir des conséquences sérieuses sur le corps. Une étude récente parue dans la revue Nature s’appuie sur deux études qui mettent en lumière le risque accru de maladies cardiovasculaires dû à ce phénomène.

Le poids et les troubles psychologiques

En plus des problèmes physiques, les fluctuations de poids entraînent un grand épuisement psychologique, souvent ponctué de culpabilité. Il est essentiel de comprendre que ce regain de poids n’est pas simplement dû à un manque de volonté, mais plutôt à des mécanismes biologiques complexes.

Mécanismes mis en lumière par la recherche

Une étude parue le 18 novembre dans Nature révèle les mécanismes en jeu dans le processus de regain de poids. En 2022, il avait été démontré qu’à la fin d’un régime, un retour à une alimentation normale entraînait une multiplication de bactéries lactobacilles dans le microbiote intestinal, favorisant le stockage des lipides et augmentant la masse grasse.

Les résultats sur les souris

En 2023, des chercheurs se sont intéressés à des souris soumises à un régime riche en matières grasses, démontrant qu’une perte de poids rapide activait des zones du cerveau augmentant l’appétit. De plus, une analyse des tissus adipeux a révélé des dérégulations génétiques persistant même après la perte de poids.

Dérégulations génétiques persistantes

Des études sur des biopsies ont montré que ces dérégulations, qui impactent surtout des gènes liés au métabolisme, persistaient même après une opération de chirurgie bariatrique. Les gènes associés à l’inflammation et la mort cellulaire augmentaient chez les personnes obèses.

Le lien entre épigénétique et mémoire pondérale

Les résultats montrent un état inflammatoire persistant dans le tissu adipeux, indiquant une « mémoire épigénétique » chez les adipocytes. Les cellules adipeuses se rappellent de l’état de surpoids et facilitent un retour vers cet état, rendant la lutte contre le yoyo pondéral encore plus complexe.

Prévention du yoyo pondéral

Ferdinand von Meyenn, professeur de nutrition et d’épigénétique à l’École polytechnique fédérale de Zurich, souligne que la meilleure façon de lutter contre l’effet yoyo est d’éviter le surpoids en premier lieu. Les modifications épigénétiques relevant des adipocytes rendent incontournable l’importance d’une gestion pondérale préventive.

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