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Les effets de l’alcool sur la santé à chaque âge

par charles

Comprendre la consommation d’alcool

Pas facile de réduire sa consommation d’alcool pendant la période des fêtes, souvent bien arrosées. Pourtant, lorsque nous réussissons à maintenir une consommation modérée, nous constatons des effets bénéfiques sur notre santé et notre bien-être.

Santé Publique France établit cette consommation modérée à « maximum deux verres par jour et pas tous les jours ». Mais que se passe-t-il vraiment dans notre corps si nous respectons ces recommandations ? Selon le docteur Elizabeth Landsverk, gériatre et spécialiste de la démence, l’impact de l’alcool varie considérablement selon l’âge.

La vingtaine : des effets minimes

À 20 ans, le corps est particulièrement résilient. Cette décennie marque souvent une période où les effets négatifs de l’alcool semblent minimes. « Le foie et le cerveau sont les plus résilients pendant cette période », explique Elizabeth Landsverk. Cependant, les lobes frontaux, responsables du raisonnement et du jugement, ne sont pas encore totalement développés, ce qui peut conduire à une prise de risques accrue.

La trentaine : des répercussions discrètes

Dans la trentaine, le corps commence à ressentir davantage les conséquences de l’alcool. Elizabeth Landsverk précise que l’obésité, épidémie croissante, augmente le risque de stéatose hépatique non alcoolique. Pour limiter ces dangers, elle recommande une consommation encore plus modérée : « Un verre ou deux par semaine, c’est idéal. »

La quarantaine : une vigilance accrue

Arrivé à 40 ans, les maladies chroniques et autres facteurs de santé deviennent des préoccupations majeures. Selon le docteur, même une faible consommation d’alcool peut aggraver les risques de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.

La cinquantaine : des effets plus marqués

À 50 ans, même une consommation modérée commence à peser sur le corps, augmentant les risques de cancers et perturbant le sommeil. L’alcool devient alors une source de préoccupation importante.

La soixantaine : une tolérance en baisse

« La tolérance diminue considérablement », affirme Elizabeth Landsverk. Les personnes âgées perdent souvent l’enzyme qui métabolise l’alcool, rendant les moindres quantités plus difficiles à supporter.

Un équilibre à trouver

Malgré ces avertissements, Elizabeth Landsverk ne préconise pas une abstinence totale. « Les boissons alcoolisées sont comme des barres chocolatées : agréables à l’occasion, mais elles augmentent le poids et le risque de maladies chroniques. » Elle invite chacun à évaluer ses propres risques en présence de maladies comme l’obésité ou l’hypertension.

#Addictions| #santé| #alcool

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