Accueil SantéLes effets du sucre sur la santé cardiovasculaire : une étude suédoise

Les effets du sucre sur la santé cardiovasculaire : une étude suédoise

par charles

Comme l’exprimait le médecin suisse Paracelse en 1541, « c’est la dose qui fait le poison ». Cette affirmation aura été appliquée à de nombreux sujets, dont la médecine. Plus récemment, des scientifiques ont découvert que manger trop de sucre ajouté augmente le risque d’accident vasculaire cérébral ou d’anévrisme, mais que manger quelques friandises est associé à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires. En revanche, consommer des boissons sucrées augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque et de fibrillation auriculaire.

Analyse des données des cohortes suédoises

Les chercheurs ont collecté des données à partir de deux grandes études de cohorte suédoises. Ces études ont été réalisées à l’aide de questionnaires sur l’alimentation administrés en 1997 et 2009, ce qui a permis aux scientifiques de surveiller l’alimentation des participants au fil du temps. Une fois les exclusions effectuées, un échantillon de 69 705 participants a été retenu.

Consommation de sucre et risques cardiovasculaires

L’équipe a examiné trois catégories de consommation de sucre (des garnitures comme le miel, des friandises comme une pâtisserie ou des boissons sucrées comme les boissons gazeuses) et sept maladies cardiovasculaires : deux types différents d’accident vasculaire cérébral, des crises cardiaques, une insuffisance cardiaque, des anévrismes de l’aorte, une fibrillation auriculaire et une sténose aortique.

Les boissons sucrées : le pire choix pour la santé

Résultat : Ils ont découvert que la consommation de boissons sucrées est la pire forme de sucre pour la santé. Ces produits augmentent considérablement le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique, d’insuffisance cardiaque, de fibrillation auriculaire et d’anévrisme de l’aorte abdominale.

« Les sucres liquides procurent généralement moins de satiété que les formes solides, ce qui peut conduire à une surconsommation », explique Suzanne Janzi, de l’université de Lund et auteure correspondante de l’article dans Frontiers. « Le contexte est également important. Les friandises sont souvent appréciées dans des contextes sociaux ou lors d’occasions spéciales, tandis que les boissons sucrées peuvent être consommées plus régulièrement. »

Les bénéfices des friandises occasionnelles

Consommer des friandises occasionnelles a été associé à de meilleurs résultats que ne pas en consommer du tout. L’augmentation de la consommation de sucre en général augmente quant à lui le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique et d’anévrisme de l’aorte abdominale, ainsi que le risque d’insuffisance cardiaque chez les participants ayant un IMC normal.

« Cela pourrait refléter des comportements alimentaires sous-jacents : les personnes consommant très peu de sucre pourraient avoir des régimes très restrictifs ou pourraient limiter leur consommation de sucre en raison de problèmes de santé préexistants », suggère Suzanne Janzi.

Conclusion et prochaines étapes de recherche

Bien que notre étude observationnelle ne puisse pas établir de causalité, ces résultats suggèrent qu’une consommation extrêmement faible de sucre pourrait ne pas être nécessaire ou bénéfique pour la santé cardiovasculaire.

Des travaux supplémentaires seront nécessaires pour comprendre les mécanismes impliqués dans les effets différentiels des différents types de consommation de sucre. « Nos résultats sont basés sur une population suédoise, qui peut avoir des habitudes alimentaires et des facteurs de style de vie différents de ceux des autres populations », précise la chercheuse. « Ces résultats ne sont pas forcément transposables directement à d’autres populations ayant des cultures alimentaires différentes. »

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